‹ Les Lusiades de L. de CamoensChapitre 35 sur 40 · CHANT TROISIEME · texte numérisé non relu

CHANT TROISIEME

(1) Voyez Justin, oû se trouve racontée la grande contestation des Scythes et des Égyptiens.

(2) Le poète fait ici allusion à l'irruption de ces barbares du nord qui vinrent saccager Rome en 409.

Str. xu. Par erreur typographique cette note est désignée dans le texte sous le n» I. Le chiffre 5 doit l'indiquer.

(3) Byzance , sur le détroit de l'Hellespont , entre l'Europe et l'Asie, avait été presque entièrement ruinée par l'empereur Sévère; Constantin-le-Grand , qui depuis quelque temps avait formé le projet de fonder une nouvelle ville pour y établir le siège de l'empire, en jeta les fondements le 26 novembre 329 sur l'emplacement de Byzance, qui prit le nom de Constantinople.

(4) La grande découverte faite par Gama devait bientôt suffire pour anéantir toute cette puissance militaire vantée par le poète, il resta à Venise sa prééminence dans les arts.

(5) Hercule , fils de Jupiter et d'AIcmène. Nicippc , fille de Pélops, était enceinte à la même époque qu'Alcméne. Il avait été décidé par un oracle que celui des deux enfants qui naîtrait le premier serait le maître de l'autre et pourrait lui imposer à son gré douze travaux. Les artifices de Junon déterminèrent la chance en faveur du fils de Nicippe, Euryclhée. Quand ce dernier, roi de Myccnes, eut vu croître la réputation d'Hercule, il résolut de se débarrasser d'un rival dont les droits au trône de l'Argolidc pouvaient l'inquiéter; il lui imposa ces en* treprises si rudes et si hasardeuses, comprises sous le nom générique des douze travaux. C'est au dernier de ces travaux que le poète fait ici allusion. Dans cette expédition , Hercule sépara les deux montagnes Calpé et Abyla, et joignit par ce moyen l'Océan à la Méditerranée. Scion le mythe antique, c'était là l'extrémité du monde ; il y éleva deux colonnes qu'on appela depuis Colonnes d'Hercule. On prétend qu'il y grava cette fameuse inscription dont le sens est : Nec plus ultra.

NOTES

(6) Les vieux mythologues font de Lusus un des lieutenants de Bacchus.

(7) Le poète fait ici allusion au nom de Viriatc, qui en effet fut berger avant de devenir cher de bandes.

(8) Saturne, fils de Cœlus et de Tcllus. épouse Rhéa, sa sœur, et se fait céder l'empire du monde par Titan, son atné, mais à la condition de détruire tous ses fils à mesure qu'ils naîtront. Il dévore tous ses enfanls mâles dès qu'ils ouvrent les yeux au jour; mais il se laisse duper par Rhéa, qui lui donne la pierre traditionnelle à la place de Jupiter. Ou peint Saturne sous les traits d'un vieillard sévère, aux yeux creux, étincelants d'un feu sombre, et on en fait le dieu du Temps.

Nous demandons presque pardon au lecteur de ces banales explications; mais il est indispensable de se mettre au point de vue du poète , qui recueille avec une persistance infatigable toutes les fables antiques dont certains détails peuvent échapper à quelques mémoires.

(9) La grande figure de don Henri , le fondateur de la monarchie portugaise, se présente nécessairement plus d'une fois à la pensée de Camoens, mais le poète est dans une erreur complète sur l'origine de ce prince. Voici ce que dit à ce sujet Schœfier, dont les investigations sont d'ordinaire si consciencieuses : « Le » comte Henri était le quatrième fils de Henri de Bourgogne, petit- » fils de Robert I er , duc de la Basse-Bourgogne, et arrière- » petit-fils de Robert, roi de France. Les comtes bourguignons, » Raymon et Henri, qui étaient parents , étaient venus en Es • » pagne avec d'autres chevaliers de la France méridionale , on » ne sait dans quelle année, pour soutenir leurs coreligionnaires » dans leurs luttes contre les Sarrasins ; la haute naissance et » la valeur de Henri lui gagnèrent à un tel point l'estime et » l'amitié d'Alphonse VI, roi de Léon et de Castille, que celui- » ci lui donna en mariage sa fille Thérésia, après avoir marié sa » fille cadette Urraca au comte Raymon. Alphonse avait eu celle- » ci de sa seconde femme, Constance; Thérésia , au contraire, » était fille de la noble Ximène Muiïoz, à laquelle il était uni » par un tendre amour mais non point par l'église. * Tous ces faits ne reposent point sur des dates certaines, cependant, grâce à l'examen attentir d'une ancienne charte , on sait que don Henri dut épouser Thérésia avant le ir> février de l'an 1095. En faveur de ce mariage Alphonse Vï accorda à son gendre le pays situé

346 NOTES

erttre lé flrfiiiho et lé Douro , et foi donmt fc fftrë dé eomté de Portugal, < ornes portugatensis. Après la mort du roi (29 juin 1 109), il exerça dans les terres de son apanage un pouvoir illimité et sut conquérir une entière indépendance; dans ses acte! mêmes il se disait : par la grâce de Dieu, comte et seigneur de tout le Portugal. (I mourut en 1112.

(10) Cette expédition a été fort contestée. Nous rappelons iti les divers événements auxquels le poète fait allusion.

Affonéo Henriquez ( Alphonse, fils de Herif i ) ett le prefhicr foi dè Portugal; il régna par lui-même sous fe titre é'bifMs dejroli le 24 juin 1128. Il se vit dans la nécessité de conquérir son héritage les armes à la main et de l'arracher à sa propre mère. La céfèbfè bataille à l'issue de laquelle Henriquez fut proclamé foi a pf îs son nom iïOnrique, bourg le plus considérable de fa contrée ofr elle fat gagnée. SchœfTcr dit qu'elle fut réellement livrée atf-desstrs dn vrllage de Castro Verde, dans une vallée comprise entre deux fleirves* qui se jettent dans la Guadiana. Quelques chroniqueurs ont donné treize mille hommes seulement de troupes aux Portugais, et jusqu'à quatre cent six mille aux Arabes ! Ces calculs là ne sont plus admis. Un acte constatait qu'Alphonse Henriquez avait juré solennellement la vérité de la célèbre apparition dont il est question dans le poème , mais cet acte est apocryphe et date simplement du xvr siècle. En 1145 les Cortès assemblés à Lamego confirmèrent le choix de l'armée. Henriquez poursuivit ses exploits , il s'empara d'abord de Santarem , et au bout de cinq mois de siège, Lisbonne tomba en son pouvoir. Il fut aidé, il est vrai, dans cette importante conquête par une flotte de croisés composée de deux cents voiles, qui venait des mers du nord et que commandait le comte Arnolf d'Aerschot ; la possession de cette ville rendit facile celle des autres places fortes. Alphonse Henriquez du reste ne s'en tint pas là , et durant toute sa vie il fit la guerre aux Maures. « La victoire de Santarem fut , dit Schœf- » fer, une des plus brillantes qui aient été remportées sur les » infidèles dans la Péninsule ; ce fut le plus beau fleuron de la * couronne du royal héros. La gloire de cette journée fut la plus » solennelle et la dernière strophe du chant guerrier de sa vie ; » il mourut l'année suivante, le 6 décembre 1185, à Coimbre. »

(1 1) Scylla, fille de Nisus , roi de Mégare, éprise de Mfnos, roi de Crèle ; lorsqu'il vint mettre le siège devant sa ville ha"tale , elle alla pendant la nuit arracher de la (ètc de son père le che-

NOTES* 347

y£ii .d'QT Auquel tenait la sécurité de Mégare et le donna au couguérant. Minos ne la paya que par le mépris, ejt les dieux la changèrent en alouette. .La femme que le poète compare à ,Scylla et qu'il traite avec un fc dédain si profond porta le Jitrc de reine, ; bien quelle fût simplement épouse du comte 4on fleuri : elle se maria avec ce prince en 1093. Elle était 4ou£e d une merveilleuse beauté , mais elle donna des preuves d'une grande corruption ; à la morj du comte elle voulut retenir les rênes de l'état -, ses prétentions ambitieuses ensanglantèrent le Toyaumc. Elle vécut publiquement avec un chevalier galicien nommé don Fernando Pérès , comte de TVauslamare ; on a même prétendu qu elle avait ^contracté avec lui un second mariage : le savant Joseph Parbosa a prouvé le contraire. Elle mourut le premier novembre 1130, et on l a enterrée dans la cathédrale de Braga. 4 partir de la fameuse bataille de Guimaraens où son fils combattit contre elle et la défit complètement , les chroniqueurs cessent de s'occuper d'elle.

(12) Egas Moniz, à la fidélité duquel le poète fait souvent allusion, était gouverneur (aio) d'Alphonse Henriqqez. Lorsque celui-ci succomba momentanément dans sa lutte coutre Alphonse VII , Moniz lui porta secours avec tant de promptitude et l'engagea si vivement à revenir à la charge contre l'ennemi victorieux , que le jeune prince répara cet échec, plus lard Alphonse VII ayant assiégé Henriquez dans la ville de.Guiniaraens , Egas par ses sollicitations obtint que le monarque espagnol se retirerait ; mais pour le décider à cet acte important, il s'engagea à faire ratifier certaines conventions que le jeune roi rejeta bien loin de lui , lorsque son ancien gouverneur les lui soumit. Egas Moniz voyant qu'il pourrait êire taxé de foi memie , pour nous servir des expressions de Camoens , passa à Tolède avec sa famille. Lui , sa femme et ses enfants se présentèrent alors devant Alphonse VII; ils s'étaient vêtus comme des gens condamnés à mort; non-seulement ils marchaient pieds nus, mais ils portaient la corde au cou , prêts à subir le supplice. Touché de ce dévouement sans borne à la parole donnée, le souverain leur fit jgracc. Quelques historiens avaient nié ce fait important d'une manière absolue ,en le reléguant parmi les légendes ; la découverte d'un monument contemporain vient de lui rendre son authenticité. On trouve dans le t. XI des Mémoires de l'Académie de 14*bQ0Ae, première partie, une lithographie représentant la

\OTLS.

tombe d'Egas Moniz qui date de 1 146. Le grand homme y est représenté avec sa famille, au moment où, selon l'expression d'un vieux chroniqueur espagnol , il s'écria : « Ma langue a erré , mon corps doit payer. » Ce cénotaphe, quiporte tous les caractères du xu e siècle , est aujourd'hui dans l'église du monastère do Salvador do Paço, évéché de Porto. Bien que Moniz fût poète , et qu'on cite même une pièce de lui dans les anciens Cancioneiros, il n'est guère probable qu'il eut l'érudition mythologique que lui prête Camoens. Nous dirons ici eh quelques mots ce que c'était que Sinnis et le Taureau de Perillus.

Sinnis, fils de Polypémon et de Syléel, ou, selon quelques autres, de Neptune, occupait l'isthme dcCorinthe. Tantôt il précipitail les voyageurs dans les flots qui battaient le pied du roeber son asile, tantôt il les assommait à coups de massue; quelque- , fois encore il courbait deux pins aux rameaux gigantesques, rapprochait leurs tiges jusqu'à ce qu'elles pussent se toucher , attachait les bras des victimes aux deux cimes de ces géants dés forêts, puis les abandonnait à eux- mêmes ; soudain les deux eimes, redevenues libres, se redressaient chacune en sens contraire, et le malheureux était déchiré vivant. Thésée, en passant par l'isthme de Corinthe, vainquit le tyran et lui fit subir le supplice auquel il condamnait ses victimes.

Phularis, tyran d'Àgrigente, s'empara de cette ville l'an 571 avant J.-C. Il chercha tous les moyens de tourmenter les citoyens. Périllus (on a conservé la terminaison portugaise dans la bouche d'Egas Moniz), artiste cruellement industrieux, seconda la fureur de Phalaris, en inventant un taureau d'airain. Le malheureux qu'on y renfermait, consumé par l'ardeur du feu qu'on allumait dessous, jetait des cris de rage qui, sortant de cette horrible machine, ressemblaient aux mugissements d'un bœuf. L'auteur de cette cruelle invention en ayant demandé la récompense, Phalaris le fit le premier brûler dans le ventre du taureau.

(13) Thermodon, dieu-fleuve, fils de Ponlos ck de Thalassa. Le Thermodon coulait dans le Pont et traversait la plaine de Thémiscyrc, si fameuse par les campements ou les établissements des Amazones qui , dit-on, y eurent une capitale.

(14) Heal, lical, c'est le cii consacré, et nous l avons conservé ici sans le traduire; on le fait entendre encore à l' avènement des

NOTES

souverains de Portugal; littéralement il signifie royal , et il désigne aussi un camp; il équivaut au cri répété de Noël, qu'on Taisait entendre jadis en France au couronnement des rois.

(15) Les armes de Portugal sont d'argent, à cinq écussons disposés en croix chargés chacun de six besans, pour représenter les 30 deniers avec lesquels N. S. fut vendu. La bordure de gueule chargée de sept tours d'argent. Les armes de Portugal ont subi de notables changements. Voyez à ce sujet les Commentaires de Faria.

(16) La ville de Troie , fondée par Dardanus , et détruite par les Grecs. Voyez pour les détails dans lesquels entre ici le poète la note 10. Schœffer a éclairci d'une manière remarquable cette période de l'histoire de Portugal.

(17) ^ La ville d'Evora. Soixante-dix- neuf ans avant l'ère chré* tienne* Q. Serlorius fuyant Sylla entra en Espagne. La cité que désigne ici le poète renferme plusieurs belles ruines qui datent de cette époque. Voyez Murphy, Voyage en Portugal.

(18) Le mont Ararat auquel nos géographes modernes donnent 16,200 pieds d'élévation.

(10) Marlotas: on désignait ainsi un manteau court que portaient les Maures ; il différait du capcllar. Il en est fréquemment question dans le Romancero. Nous rappellerons que la fameuse bataille dont il est question ici fut livrée en 1171.

(*20) Après avoir célébré successivement les premiers rois de Portugal, non sans avoir trouvé quelques paroles amères pour flétrir D. Sanche au capuchon , le poète arrive euOn à Tune des plus belles périodes de l'histoire.

Camoens devait s'arrêter avec complaisance au règne d'un roi qu'on regarde à juste titre comme le restaurateur des lettres eu Portugal, et qui joignit au titre de Roi laboureur celui de Père de la Patrie. Diniz naquit à Lisbonne le 9 octobre 1261. Schœffer dit avec juste raison qu'on se flatta dès les premières années de retrouver en ce jeune prince les hautes qualités d'Alphonse- Ic- Sage, que son siècle avait admiré comme un oracle de science et d'instruction, mais que Diniz était destiné à quelque chose de mieux encore , et qu'il devait mériter le surnom de sage dans la vraie signification du mot. Le savant Allemand fait observer que son précepteur fut Lourcnco Gonzalvez Magro, descendant du

350 NOTES

grand Egas Moniz ; et il rappelle en même temps qu'Alphonse III choisit pour lui des maîtres en France. Ce que l'habile historien ignore sans doute, c'est que le plus remarquable de ces professeurs fut un certain Eymeric d'Ebrard, venu du Qucrcy. Nommé évéque de Coimbre en 1279, il mourut en 1295. L'influence de ce savant prélat fut telle sans doute qu'on peut lui attribuer, sans crainte d'être démenti, le goût que le roi Diniz montra pour la poésie imitée des Provençaux. Eymeric eut part, on ne saurait en douter, à la fondation de l'Université qui plus lard devait être transférée à Coimbre. Une bulle de Nicolas IV l'institua à Lisbonne le 13 août 1292. (Voyez Brandam, Monarquia Lusitana, lib. 1U, cap. 72.) Ce roi glorieux, comme l'appelle J. Bautisla .de Castro, mourut à §antarcm, le 7 janvier 1525.

(21) Aboul Hassan, roi de Maroc, s'était uni avec le roi de Grenade pour s'emparer de Tarifa ; une invasion complète des Maures menaça de nouveau la péninsule.

(22) Le Moluca est un neuve de la Mauritanie; il prend sa source dans le mont Atlas.

(23) SchœlTer admet cependant le chiffre énorme qu'on Ut dans les historiens portugais. Le discours de Gama est d'une grande adresse ; il fait remarquer au roi de Mélinde que les Maures ne sauraient être comparés aux Sarrasins , vrais descendants des Arabes.

La célèbre bataille do Salaria prit son nom d*un fleuve qui est siiué entre Séville et Grenade. Les chroniqueurs donnent à l'armée musulmane quatre cent mille hommes d'infanterie , soixante-dix bulle de cavalerie et doule niille lances. 11 est inutile de dire que ce calcul est nécessairement exagéré ; Castro , d'ordinaire fort exact dans ses dates, affirme qu'on ne peut bien déterminer si la bataille eut lieu le 28, le 29 ouie 50 octobre 1540. On aflirme qu'il périt dans cette affaire deux cent cinquante mille Sarrasins et vingt mille chrétiens seulement! Ce qui est plus positif, c'est le désintéressement dont lit preuve le monarque portugais il se contenta, pour sa part de butin, de quelques bannières qu'il fit suspendre dans la cathédrale de Lisbonne.

(24) La ruine de Jérusalem eut lieu Tan 70 de notre ère.

(25) L'histoire d'Inès de Castro , qui a fourni au poète cet

NOTES

admirable épisode , est tellement populaire que nous ne prétendons point la reproduire ici. Nous éclaicirons seulement le texte par quelques faits et par <fuel<fues dates, triés était fille de don Pedro Fernandezde Castro, surnommé da Guerra, l'un des premiers seigneurs de la Galice ; elle était venue en Portugal avec dona Consiança Manuel qui épousa don Pedro en t~U); dame d'honneur de l'infante , elle inspira bientôt au prince cette passion profonde qui la fit reine après sa mort , comme disent les vieilles romances. Dona Constança Manuel mourut en couches du roi Ferdinand, le f 5 novembre 1343. On doit fixer l'époque du mariage d'Inès (s'il eut lieu) à l'année 13 v >4; ce mariage , dans touâ tes cas, fut long-temps secret. Mais don Pedro devenu roi jura qu'il l'avait contracté en présence de l'évèque de la Guarda. La catastrophe si bien racontée par Camoens arriva le 7 janvïèr IITk». Inès de Castro eut quatre enfants de don Pedro : don Attonso , aWJoam.doftDînizet dona Britèz. La vîéde don Joam et celle de don Dîniz furent des plus aventureuses , le premier tua fa femme qu'il aimait pour obtenir fa couronne ; le second fut long-temps errant et même prisonnier chez des pécheurs flamands. Le docteur Leglay a publié récemment dans ses Analèctes les documents \cè plus curieux sur ce prince , ils lui ont été fournis , si je ne me trompe , par les archives de Cambrai. A ceux des lecteurs qui voudraient s'initier complètement dans les détails de cette longue série d'infortunes , nous rappellerons que nous avons donné dans les Chroniques chevaleresques l'histoire complète d'Inès, extraite surtout de Fernand Lopès, chroniqueur presque contemporain. Le tombeau de cette femme célèbre, qui existe encore dans le couvent d'Alcobaça, a été représenté dernièrement dans l'intéressant voyage eh Espagne et en Portugal que public le baron Taylor.

\OTES

Page 1