soleil! toi qui refusas ta lumière à l'horrible festin
d'Atrée, etc.
Racine semble avoir imité ce mouvement dans Iphigénie.
Et toi, soleil, et toi qui, dans cette contrée, Reconnais l'héritier et le vrai fils d'Atrée , Toi qui n'osas du père éclairer le festin, Recule, ils t'ont appris ce funeste chemin.
On trouve la même pensée dans l'ode de Malherbe sur la mort d'Henri lY :
0 soleil! ô grand luminaire!
Si jadis l'horreur d'un festin Fit que de ta course ordinaire Tu reculas vers le matin, Et d'un émerveillable change Tu couchas aux rives du Gange; D'où vient que ta sévérité, Moindre qu'en la faute d'Atrée, Ne punit pas cette contrée D'une éternelle obscurité ?