‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 108 sur 223 · Ils lui furent livrés par un autre Don Pèdre, etc · texte numérisé non relu

Ils lui furent livrés par un autre Don Pèdre, etc

Don Pèdre de Castille et Don Pèdre de Portugal traitèrent tous deux leurs ennemis avec une férocité digne d'un siècle barbare. Mais le premier ne vengeaitque lui-même etles droits de sa couronne;on lesurnomma Pierre le Cruel. Le second vengeait son amante; ses rigueurs parurent légitimes, et les cruautés de son règne furent attribuées à la sévérité d'un caractère aigri par le malheur. On l'appela Pierre le Justicier.

44. Antoine, au mépris de sa gloire, fuit sur les traces de Cléopâtre.

Dans ses nombreux vaisseaux une reine ose encore Rassembler follement les peuples de l'Aurore, Elle fuit, l'insensée ! avec elle tout fuit ; Et son indigne amant honteusement la suit.

Louis Racine, poème de la Religion,

Page 1