Conca
Ancien nom de Cuença, ville située dans la NÎuvelle-Castille. 5. La terre de Guipuscoa, les Astnries ont arraché le fer de leurs entrailles pour en armer les valeureux champions de la cause de Béatrix.
Le poëte fait allusion aux mines de fer que l'on exploitait dans ces provinces.
A cette énuméra'tion des diiïérents peuples qui formaient l'armée castillane, Camoens avait ajouté les Aragonais et les Catalans :
Nem no Reino ficou de Tarragona Quem nâo siga de Marte o duro officio; Nem na cidade nobre que se abona Com ser dos Scipiôes claro edifício.
Também a celebrada Barcelona Mandou soldados destros no exercício Todos estes ajunta o Castelhano Contra o pequeno reino Lusitano.
« La noble cité qui s'honore d'avoir eu pour fondateurs les Scipions, «■ toutes les villes, tous les peuples de l' Aragon, se précipitent sous « les enseignes de Mars. L'illustre Barcelone fournit à la cause com- « mune l'élite de ses guerriers : l'Espagne entière est en marche « contre la faible Lusitanie. »
llyavaitici anachronisme, la Catalogne et l'Aragon n'appartenant pas alors au roi de Castille. Camoens s'en aperçut, et retrancha de son poëme l'octave que nous venons de rapporter.
t). La frayeur qui s'est communiqutje au cœur de ses frères, etc.
Les frères et les parents de Nuno Alvares s'étaient attachés à la cause du roi de Castille, qui tirait ses droits à la couronne de son ma-
liage avec Bëatrix, fille de Fernand et Leonor. Ils périrent presque tous à la bataille d'Aljubarota, fidèles jusqu'à la fin au parti qu'ils avaient embrassé. Cette guerre, qui est connue dans le& annales portugaises sous le nom de guerre de l'indépendance, eut tous les caractères d'une guerre civile.
7. N'êtes-vous plus les descendants de ces guerriers qui, sous la bannière du fils de Henri, surent triompher de ces fiers Castillans, etc.
Nuno Alvares rappelle aux Portugais la bataille de Yaldevès, où lefils du comte Henri, Alphonse, qui ne portait pas encore le titre de roi, défit si complètement l'armée castihane, que la plaine en reçut le nom de Matança, champ du carnage. Le roi de Castille y fut blessé d'un coup de flèche, la fleur de la noblesse espagnole y périt, et l'on compta parmi les prisonniers sept officiers généraux. Cette dernière circonstance est rappelée exactement dans le texte: Sete illustres condes.