‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 167 sur 223 · Viriath · texte numérisé non relu

Viriath

Jeune encore et simple berger^ il faisait partie de cette troupe de Lusitaniens que Sulpitius Galba, depuis empereur, fit égorger impitoyablement. Échappé presque seul au massacre général, Viriath appelle aux armes ses compatriotes, les conduit au lieu du massacre, et jure avec eux, sur les cadavres de leurs frères, une haine éternelle aux Romains. Bientôt après, il leur fait renouveler ce serment au pied des autels du dieu Mars, et commence une des plus terribles guerres que Rome ait jamais soutenues. La lutte dura quatorze ans, et ne finit que par le meurtre de A'iriathe, qu'assassinèrent pendantla nuit trois scélérats subornés par Quintus ServiliusCépion. Cettemort, dit Florus, mit le sceau à la gloire de Vir iathe,^ puisqu'il sembla que Cépion avait jugé ne pouvoir le vaincre autrement. Hanc hosti gloriam dédit, id videretur aliter vinci non potuisse.

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