Je veille pour toi, barbare, et tu dors
Le Tasse a imité cet endroit des Lusiades. L'enchanteur Ismen apparaît à Soliman, qui, surpris par la nuit et accablé de lassitude, s'est endormi sous un palmier sauvage :
Soliman, Solimano, i tuoi si lenti Riposi a miglior tempo ormai riserva; Chè sotto il giogo di straiiiere geuti La pátria, ove regnasti, ancor è serva. In quesfa terra dormi, e non rammeuti Ch' insepolte de' tuoi i'ossa conservaj! Ove si grau vestígio è del tuo scorno, Tu neghittoso aspetti il novo giorno !
Canto X, oct. 8.
« Soliman, Soliman, réserve tes longs repos pour des temps meil- « leurs. Sous le joug des étrangers gémit encore la patrie où tu ré- « gnas, et tu sommeilles sur cette terre ! Oublies-tu qu'elle est jonchée « des ossements de tes soldats sans sépulture? En ces lieux témoins a de ton humiliation, paisible, tu attends le jour nouveau ! » (Traduction de M. Auguste Desplaces.)