Journée délicieuse que Vénus enflamma de tous ses
feux, etc. •
M. Parseval-Grandmaison a formé de cet épisode le sixième chant de ses Amours épiques ; mais il parait n'avoir vu dans son modèle que la grâce des détails et le charme des descriptions. On ne retrouve, dans la brillante imitation qu'il en a faite, aucun de ces traits allégoriques, aucune de ces idées morales qui révèlent l'intention du poète portugais, et qui préparent adroitement le beau morceau qui termine l'épisode, morceau remarquable par la noblesse des pensées et par la force de l'expression, leçon éloquente qui suffirait, ce nous semble, pour faire pardonner à Camoens les peintures, trop vives peut-être, dont il a orné son allégorie. Il y a, dans le sixième chant des Amours épiques, une foule de beaux vers, des récits pleins de grâce et de volupté; mais l'île enchantée de M. de Parseval n'est point l'Elysée des héros: c'est l'ile d'Armide.