‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 202 sur 223 · lopas à Carthage · texte numérisé non relu

lopas à Carthage

lopas, assis à la table de Didon, chante sur sa lyre les lois éternelles de la nature.

Cilbara criiiitus lopas ' ^

Personal aurata, docuit quae maximus Atlas. Hic canit erranlem lunam solisque labores, Unde hominum genus, et pecudes; unde imber et igiics: Arcturum, pluviasque Hyadas, geminosque Triones ; Quid lantuni oceano properent se tingere soles Hiberni, \el quœ tardis mora noctibus obstet.

yEneicL, lib. I, v. l'iO.

lopas prend alors sa lyre enchanteresse :

Chantre inspiré du ciel, il commence, et sa voix

Répèle ce qu'Atlas enseignait autrefois,

De la reine des nuits la course vagabonde,

Et les feux éclipsés du grand astre du monde,

Le pouvoir qui, créant l'homme et les animaux.

Leur versa de la vie et les biens et les maux ; ^

Les orages, les feux, le char glacé de l'Ourse,

Kt les brillants Gémeaux qui conduisent sa course;

L'Hyadc et ses torrents; pourquoi du sombre hiver

Les jours si promptement se plongent dans la mer;

D'où vient des nuits d'été la lenteur paresseuse.

Enfin sur mille tons sa voix mélodieuse

Chantait l'ordre des cieux et des astres divers ;

Et sa noble harmonie imitait leurs concerts.

PELILIE.

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