Le poiitifc-roi d'un peuple malabare
Tnmiiiiipaia, roi de Cochin et chef des Brahmanes de son royaume. Il fut le premier allié des Portugais dans les Indes. Cette alliance attira sur lui la colère et les armes du Samoriii ; mais il fut sauvé par les victoires de Pacheco.
o. Le navire qui le recevra dans ses flancs fléchira sous un si noble poids.
Cette figure est empruntée de Virgile :
Simul accipit alveo Inyentem /Eiiean. Gemuit sub pondere cyniba.
JEne'ul, lib. VI, v. 41-2.
0. Héros de la Grèce et de Rome, pardonnez : rAcliille portugais vous a tous surpassés.
Camoens revient souvent à cette idée. Enthousiasme à part, il nous semble, comme à lui, et d'après le simple récit des faits, que les Grecs et les Romains n'ont rien fait de comparable aux actions des concpiérants portugais. « Nous prononçons encore avec une admiti ration respectueuse, dit Voltaire, les noms des Argonautes, qui « firent cent fois moins que les matelots de (iama et d'Albuquerque. » [Essai sur les momrs et l'esprit des nations.)
7. Celui qui, avec quatre mille Lacédénioniens, défendit les Thermopyles.
La Harpe a prétendu corriger ici son auteur. Aux quatre mille Lacédénioniens que commandait Léonidas à la bataille des Thermopyles, il substitue les trois cents Spartiates qui se résignèrent si courageusement à périr, lorsqu'ils se virent tournés par les Perses. Selon Diodore, cité par l'abbé llarthélemy, l'armée de Léonidas était de '«,000 hommes, savoir :
Sparliates 30u
Lacédénioiiiotis. 700
Peuples du reloponèse, oboiósjul a Laccdcnione. 3,000
Kn luut 4,000
Camoens réunissait à un beau génie, à une imagination brillante, une instruction aussi proton (ie que variée. Les historiens de l'antiquité lui étaient aussi familiers que les philosophes et les poetes. On est étoiuié, en lisant son livre, de la quantité d'ouvrages anciens et modernes dont il avait enrichi sa mémoire.
8. Lorenzo l'accompagne ; Lorenzo, son digne fils, qui saura combattre et mourir en Romain.
Lorenzo fut attaqué, près de Cliaul, par les flottes réunies de l'Egypte et de Cambaye. La première était commandée par Mir Hocem, amiral du soudan d'Egypte; la seconde, par Melik Yaz, Maure courageux qui s'était mis au service des Guzarates. Lorenzo, malgré l'infériorité du nombre et les vents contraires, disputa longtemps la victoire. Un boulet de canon lui emporta la cuisse. Mutilé, couvert de sang, il se fit attacher au mût de son vaisseau, et, Tépée à la main, continua d'exhorter les Portugais au combat. Un second boulet lui fracassa l'épaule, et acheva sa mort. On partage l'enthousiasme du poêle, quand il s'écrie :
Vai-te, aima, em paz da <;uerra tiirbulen-ía, Na qual tu mereceste paz serena!
Que o corpo, que em pedaços se apresenta Quem o gerou, vingança jà lhe ordena : Que eu ouço retombar a grào tormenta, Que vem jà dar a dura e eterna pena.
De esperas, basiliscos, e trabucos, A Cambaios cruels, e a IMamelucos.
« Va donc, àme héroïque, va recueillir, au sein d'une éternelle « paix, le prix de ton glorieux sacrifice. Ta mort sera vengée par ton « père. Déjà s'apprêtent le bronze tonnant et la bombe redoutable; a déjà j'entends gronder l'orage sur la tête des guerriers de l'Indus « et du ISil. »
Et quel tableau que celui dela douleur du père et de la vengeance qu'il médite! Eis vem o pai com animo estupe?ido, etc. Le voilà, ce père in fortuné y eic.