‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 218 sur 223 · Contemple un moment la terre de Narsingue · texte numérisé non relu

Contemple un moment la terre de Narsingue

Voici l'endroit des Lusiades où le genre de merveilleux adopté par Camoens paraît être le plus en contradiction avec le fond du sujet. Le poète, pour couper l'uniformité des descriptions géographiques, introduit, dans le chant qui nous occupe, le récit épisodique du mar-

tyre de saint Thomas ; mais il met ce récit dans la bouche de Téthys. Téthys et saint Thomas I quel rapprochement ! Rappelons aux critiques ce que Téthys disait tout à l'heure à Gama : Jupiter et Junon^ Saturne, Januset moi-même, nous ne sommes que des divinités fantastiques, inventées par les poètes. Fidèles à l'art charmant qui nous donna la naissance^ nous n'avons point quitté la terre. Le ciel ne nous connut jamais y et cet Olympe où nous régnons n'est qu'un rêve brillant du génie.

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