‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 60 sur 223 · Bacchus effrayé des paroles de Jupiter, etc · texte numérisé non relu

Bacchus effrayé des paroles de Jupiter, etc

Une fois la mythologie admise, on avouera que Camoens en a tiré un parti admirable. Bacchus, l'ancien conquérant des Indes, devait voir d'un œil jaloux l'arrivée des Portugais en Orient. La haine qu'il a conçue contre eux est donc parfaitement motivée. Le nœud du poëme exigeait, d'ailleurs, une opposition puissante, une divinité qui luttât contre leur fortune. Le poète aurait pu l'appeler Astaroth ou Béelzébuth. 11 a préféré le nom de Bacchus : nous croyons que Boileau aurait été de son avis.

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