‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 63 sur 223 · Il dit, et furieux, il descend sur le rivage africain · texte numérisé non relu

Il dit, et furieux, il descend sur le rivage africain

Ronsard, dont le poëme bizarre est contemporain des Lusiades et de la Jérusalem délivrée^ introduit dans son ouvrage une fiction semblable. Le dieu Mars s'intéressait à la gloire de Francus, le père des Français. Pour le secourir de plus près, il quitta l'Olympe :

Puis comme un trait roidement s'élaiiçi Dedans Bulhrote, où sa forme laissa, Et prit le corps, l'allure et le visage D'un vieil Troyen aux affaires très-sage.

Ronsard était un homme de génie ; mais il écrivait dans une langue encore indocile et barbare. 11 la tourmenta sans la polir, et la chargea d'expressions nouvelles qui la rendirent inintelligible. Camoens, au contraire, eut le bonheur de trouver dans la sienne toutes les ressources qu'exigeait une grande composition poétique. Il la fixa :

aucun des termes qu'il a si heureusement employés, aucun de ses tours n'a vieilli.

3J. Les monts Nabathéens.

Montagnes d'Arabie, que les vieux historiens prétendent avoir été le premier séjour des enfants de ISabath, fils aîné d'Ismaël.

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