‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 74 sur 223 · Elle s'avance dans l'Olympe · texte numérisé non relu

Elle s'avance dans l'Olympe

Voilà encore un de ces morceaux que La Harpe est forcé d'admirer. Quel tableau! quelle chaleur! quel coloris! Le Tasse en a tiré leá principaux traits de son Armide. Les vingt-neuvième, trentième, trente-unième et trente-deuxième octaves du quatrième chant de la Jérusalem en sont une imitation très -marquée. Les Portugais ont trouvé que le Tasse était resté au-dessous de son modèle ; mais ils n'ont pas assez remarqué peut-être que les différences qui existent entre les deux tableaux tiennent à la nature même du sujet. Le portrait d' Armide a plus de grâce et de coquetterie ; celui de Vénus, plus de force et d'éclat. Le Tasse a représenté la plus séduisante des mortelles ; Camoens a peint une déesse.

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