ANCIENS TRAITEMENTS
Parmi les nombreux traitements opératoires des luxations et des subluxations du cristallin de quelque origine qu’elles soient, les uns ont été ou doivent être complètement abandonnés, d’autres peuvent encore trouver leur application.
Nous diviserons ces traitements en deux grandes classes: la méthode palliative sur laquelle nous ne nous appesantirons pas, car elle ne rentre que peu dans les limites que nous nous sommes tracées et la méthode curative, que nous nous efforcerons d’étudier à fond.
La méthode palliative, comine son nom l’indique, cherche, en laissant le cristallin luxé dans sa nouvelle position, à donner au malade le maximum de vision. Elle s’applique surtout aux déplacements congénitaux où le cristallin peut, toute la vie durant, conserver sa transparence malgré sa position ectopique.
Passons rapidement sur la prescription du port des lunettes qui ne donnera jamais de résultat complètetement satisfaisant, car le cristallin s'incline ordimai-
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En es rement en avant et, de là, naitra un astigmatisme irrégulier, mcorrigeable par cette méthode. On pourra s’aider de collyre à l’atropine ou à l’ésérine suivant la position du cristallin. Mais, dans ces cas, la méthode de choix est encore l’iridectomie en bonne position sur ce cristallin qui, malgré l’inclinaison de ce dernier, donne souvent des résultats optiques satisfaisants.
L'iridésis a été complètement, et à juste raison, abandonnée. Richet avait proposé, au cas où l'iris par sa présence amènerait de la diplopie, d’enclaver artificiellement un petit segment de cet iris dans une petite plaie cornéenne. La pupille était ainsi déplacée. De Wecker pratiqua cette intervention une fois avec succès. Il n’eut pas d’imitateurs. |
Il en est de même de la réclinaison du cristallin. Cette opération doit, à l’heure actuelle, ne plus être tentée car, de propos délibéré, faire tomber le cristallin dans le corps vitré, c’est exposer le malade à tous les dangers du glaucome sans se donner la possibilité de pouvoir, au moment voulu, enlever le cristallin. De temps à autre, on voit dans la littéra— ture quelque auteur ayant pratiqué la réclinaison qu’un succès se prolongeant plusieurs mois semble légitimer. Ce ne sont là que des trompe-loil car, un jour où l’autre, éclateront des accidents qui, bien souvent, se termineront par l’énueléation. Enlever un cristallin luxé dans la chambre postérieure n’est pas facile mais, comme nous l’indiquerons, cette opération doit être tentée malgré sa difficulté, car elle est souvent couronnée de succès.