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face d’un de ces nombreux cas de chute du cristallin dans le vitré au moment de l’anesthésie générale du malade, ils en arrivent à contre-indiquer nettement l’anesthésie générale pour opérer le malade assis.
Il en est de même pour Fromaget, et c’est là un acheminement vers notre méthode. Badal, consulté au sujet de ce cas, propose de passer un crin devant la pupille trop dilatée, crin qui diminuerait cette entrée béante et permettrait, à la rigueur, l’anesthésie g'énérale. Il y a là une idée très intéressante qui mérite de ne pas être oubliée.
Despagnet, lui aussi, admet que le cristallin, et même luxé dans la chambre antérieure, est difficile à enlever : ce n’est une opération ni simple, ni facile. D’après les cas qu’il a traités, il constate que cette extraction est parfois très laborieuse, surtout dans les luxations spontanées et que le plus souvent elle ne se fait pas sans sortie du vitré, sans atrophie consécutive plus ou moins prononcée et sans enclavement irien plus ou moins large. Aussi l’auteur a-t-il abandonné l’extraction à lambeau supérieur et à lamboau inférieur, car les divers mouvements nécessités par ia recherche et la sortie du cristallin donnent toujours lieu à une perte du vitré.
Voici comment il procède : il enfonce une aiguille à discission au niveau du méridien horizontal de la cornée, embroche le cristallin qu'il fait maintenir à hauteur de la pupille contre la face postérieure de la cornée, puis taillant le lambeau cornéen inférieur, avec la curette, il se porte en arrière de la lentille qu'il attire facilement en dehors. « Le point essentiel
est de fixer en premier lieu le cristallin », déclare-t-il en matière de conclusion.
Cela est évident, car ce cristallin peut toujours tomber dans le vitré; mais l’inconvénient est de nécessiter un aide exercé et à la main sûre, pour, dans | un endroit aussi petit et aussi délicat que la chambre antérieure, maintenir une aiguille tout le temps que l'opérateur fait une kératotomie et mtroduit une curette. Cette opération délicate à deux est un gros obstacle.
Cerise, un des derniers, s’est occupé de l'extraction du cristallin luxé. Il a en vue surtout les cas avec forte hypertension. Presque toujours, alors, lextraction s’accompagne d’une énorme perte de vitré au moment de son expulsion spontanée, dès que l’incision cornéenne est faite. |
Aussi a-t-on souvent pratiqué, auparavant, une ponetion de la chambre antérieure; mais il y a de gros inconvénients à cette méthode, car on risque de déplacer le cristallin avec la pique et de le faire tomber dans le vitré: il faut attendre quatre ou cinq heures puis extraire le cristallin avec une très orande rapidité à l’aide de l’anse de Snellen. La ponction sclérale diminue autant qu'on le veut la tension du globe et augmente la profondeur de la chambre antérieure, C’est un procédé qui pourra rendre de orands services et diminuer de beaucoup la quantité de vitré perdue.
On le voit, les opérateurs se sont trouvés en face de deux obstacles : la perte du cristallin dans le vitré et sa préhension et c’est pour chercher à les éviter que nous avons adopté la position genu-antibrachiale et le crochet hamecon du Professeur Rollet.