I. — Clinique
Le diagnostic d’une luxation est d’autant plus simple qu'il s’agit d’une luxation récente complète, que l’examen est pratiqué le plus tôt possible avant l’apparition du gonlement des parties molles péri-articulaires. Par contre, il est des cas où ces conditions n'étant pas réalisées, le diagnostic peui présenter certaines difficultés.
En présence d’un traumatisme d’une articulation interphalangienne sans déplacement évident du doigt, il faut s’efforcer d'établir s’il s’agit ou non d’une luxation. On doit écarter par élimination les autres diagnostics possibles, contusions,, entorses, fractures.
Contusions et entorses. — Lorsqu’elles s’accompagnent d’un gonflement important des parties molles, elles peuvent prêter à confusion; néanmoins, la douleur est en général plus vive, plus persistante et plus limitée. Il n’existe, en outre, aucune modification de la longueur ou de l’axe du doigt; les rapports normaux des surfaces articulaires sont conservés et les mouvements sont possibles quoique
douloureux.
Les fractures, surtout les fractures juxta-épiphysaires,
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peuvent prêter à confusion, Dans ce cas, la saillie unique est moins arrondie et moins volumineuse que celle formés par une extrémité articulaire déplacée. De plus, cette saillie est située à quelque distance de l’article, et l’on peut trouver des signes de fracture associés, tels que crépitation, ecchymose. ; = Une fois ces causes probables éliminées, c’est par la recherche des rapports normaux ou anormaux des différentes saillies articulaires, par la mensurätion, par la radiographie, que se fera le diagnostic de luxation. DHEA
Le diagnostic radiographique.
Il est le complément indispensable de tout examen clinique pour renseigner sur l’existence, le sens, la dimension du déplacement, les lésions osseuses si minimes soient-elles qui accompagnent la luxation. La radiographie ‘apporte la solution sur une lésion traumatique restée indéterminée et permet de redresser une erreur de diagnostic.
Labeau, à propos d’un cas (observation 18) où la lésion n’était apparente que de profil, signale la nécessité de demander au radiologue deux épreuves : une de face et une de profil, afin d’éviter des erreurs toujours possibles que l’on n'hésite pas parfois à qualifier d’erreur de radio, alors qu'il s’agit simplement d’interprétation erronée ou de elichés insuffisamment étudiés. :