‹ Les Lys de minuitChapitre 15 sur 28 · XX PREFACE · texte numérisé non relu

XX PREFACE

La MaU'dictioji (le Ci/pris, La Sijnipfionif de la Neff/c, le poôiiio des Vénus, brossa dos fresques iiinoiribrables ; qui, dans la manière fastueusement allégoriciuc (l(^ Hubens, prodigua les tableaux de mythologie el d'épopée, exalta l'orgueil de vivre, la jeunesse, la perdu rable victoire de l'Amour et de la Beaul('.

De Banville, Mériot a pris encore la splendeur extérieure, le sens des belles formes, des contours harmonieux et de la vibrante lumière.

Mais ce qui fait défaut à l'incomparable versilicateur des Stalactites, l'accent humain, la sensibilité i)rofonde que ne remplace ni la rhétorique, ni la pompe du discours, abonde et vient de source, chez Mériot. Donc, même rattaché par sa technique à la formule banvillesque, il s'apparente bien plutôt, se greffe quant au fond, mais avec moins de prolixité, aux rimeursposl-lamartiniens, Victor de Laprade, Louis Bouilhet, Armand Silvestre, d'un classicisme plus tolérant et mesuré que celui du Parnasse proprement dit. Les Lys de Minuit prendront place, dans les bibliothèques du XX« siècle, entre Psyché, Mélœnis et La Gloire' du Souvenir.

C'est un paysagiste puissant, un peintre d'intf'rieur expert dans les jeux de l'ombre et de la clarté. Nul, mieux que lui, n'entend à suggérer

Page 1