IC-»', LliS LV.S 0\: MIIIUIT
Clle nmrctinit d'un pas rythmique.
Un lys ch£vntait entre ses doigts La grâce et la candeur; je vois Toujours l'Infante magnifique.
Elle approchait, dans sa chlamyde, "Avec des gestes réguliers; Comme les jeunes peupliers Très souple, sur le sable humide.
Et puis elle parla; — Craintives, Ses lèvres d'où les dianr.rnts Coulaient, dirent des m.ots charmants Et des choses définitives:
V\mi, pourquoi ton âme triste Pleure-t-elle encor l'abandon Des hommes f — Rêveur sans pardon.
Sois plus fier et moins rigoriste.
Je suis la soeur de ta pensée; La blanche et sainte Illusion.
LRS nr;l'>S I^LIUIRIIIS 16:
Garde pour moi la passion
Oui bout dans ton âme offensée.
Pour vivre grand, vis seul; — farouche, Loin du monde au contact impur, Regarde d'un oeil sec et dur L'Égoïsme, un doigt sur ta bouche !
L'heure a sonné de ne plus croire; Mais pardonne les trahisons. — 11 te restera tes chansons Oui font ton bonheur et ma gloire.
Ses beaux grands yeux d'aigue-marine
Priaient en me parlant ainsi. —
Et j'ai voulu fuir le souci
Oui courbe mon front et me mine.
Et je tends des mains implorrntos Depuis ce jour, ô Vision, Vers toi, l'unique ambition Ici-bas, des âmes aimantes!
Sonate des V\ubes d'Wvril
pour J{çnry Cliapront, imagier.
•Aubes roses dWvril, laissez pleuvoir des roses Sur les sommeils tremblants et les paupières closes Couvrez de vos splendeurs les berceaux endormis, Et caressez longtemps de vos regards amis Le frisson précurseur des couches virginales ; N'éveillez pas encor les Vierges matinales; Baignez d'un or pâli tous les rêves divins! Wubes, entendez-moi: Pour décevants et vains Qu'ils soient, les Rêves sont le meilleur de la Vie... 0 les doux ignorants que j'aime et que j'envie.
lec '--S Lv.s or, MinuiT
Qui cueillez etnmi les vastes jardins du ciel
Les fleurs du Songe, sous les regards d'VIriel! —
Depuis hier, les coccinelles sont couchées;
Sous vos larmes d'amour les corolles penchées
Reposent chastement; étendez-vous sans bruit
Sur les plaines; voici que la paisible INuit
Disparaît avec son blanc cortège d'Étoiles.
"Avant que le Sole'.l ait pu clouer ses toiles
De pourpre dans l'espace énorme, apaisez-nccs,
•Aubes roses d'Vlvril! — Tout à l'heure, à genoux.
Tout ce qui croit et prie, aime, bénit eu chante
Redira, prosterné, la prière touchante
Oui monte comme un l^s dans le matin verm.eil.
■Alors, tristes, posant le bout c!e votre orteil
Sur les confins des cieux, au versant des vallées,
Vous fuirez, mais laissant nos âmes consolées!
Voix lointaine
^ madame £aurent Cai/^ade,
La main qui me l'aveiit offerte Tremblait un peu quand je la pris. — Ce fut comme l'aveu surpris D'une âme soudain entr'ouverte.
Longtemps sous mon regard charmé Je vis frissonner ses pétales, Et j'évoquai des lèvres pâles ■Ainsi qu'un paradis fermé.
168 Ll-S LV.S Di; MinUIT
Puis j'entrai dans ma solitude; J'ouvris mes poètes divins.
Et je me grisai de leurs vins Comme j'en avais l'habitude.
11 semblait que la Rose-Thé, Du cristal où je l'avais mise, Dans ma nuit solitaire et crise Répandît un philtre enchante.
Je sentis tcute ma jeunesse Pensive affluer à mon cœur.
Se p2ut-il qu'ainsi la rancœur Fuie et que le Passé renaisse?
Sous la lampe aux jaunes lueurs La Rose affirmait, délicate, Dans ses transparences d'agate.
Le triomphe de ses splendeurs.
Jusqu'au matin dura la fête. — Et puis, silencieusement.
Je vis de moment en moment 5'effeuiller sa beauté parfaite.
LES HEl-.S rUUliniiS 169
Et quand le matin resplendit Elle n'avait plus sa couronne; Les bonheurs que le Ciel nous donne Ne nous font pas un long crédit.
Vl quoi bon remuer la cendre De nos juvéniles amours i — Soleils couchés des anciens jours.
Je ne vous verrai plus descendre
Derrière la douce maison Où jadis rayonnaient les roses.
Soleils aux feux d'apothéoses Évanouis à l'horizon...
Éveils d'Wmes
pour j7uguste J)orc/]aiq.
J'ai su te bien garder dans notre air étouffant, Pur souvenir, parmi mes souvenirs d'enfant 1 C'était d'abord, très doux, le ré\eil des dimanches; J'assistais, le matin, au babil dans les branches Que baisait le soleil, des oiseaux qucrellecrs. Les arbres du jardin étaient couverts de Ilcurs Rouges qui recelaient des gouttes irisées; Et j'admirais longtemps ces tremblantes rosccs Qu'un divin joaillier lais£:ait (cmber du ciel. Sur leur corail pourpré, vives, quêtant leur miel,
172 LHS 1,V>S 151: Minill'C
Les abeilles passaient sans bruit dans la lumière;
Et je voyais sans peur la tâche coutoniière
De l'essaim vigilant sous la splendeur des cieux.
Parfois, j'éprouvais un trouble délicieux
Quand l'uniforme azur se teintait d'émcraude;
J'étais l'ami discret de l'insecte qui rôde
Et ne laisse à l'enfant qu'un frêle souvenir.
L'âme des tout petits qui ne sait que bénir
Chantait en moi, pareille nu doux parium des Roses,
Mais où donc êtes-vous, chères et vieilles choses.
Et d'où vient que je rêve au plaisir qte nous font
Ces bonheurs disparus au sein du ciel profond?...
Les V\rmes de France
. . . apperccnt qu'un Ançie descendit du ciel et portât un escusson en champ d'ci7,ur. avec trois Fleurs de Lis d'or . . .
« Les Fleurs de la "Vie des Saints,
de Pierre Ribadeneira. !ù5S, "
j^our le poêle ifves ^erff]ou.
Lente, sous les plis droits de sa robe de laine, Clotilde, lonçue fleur d'insigne royauté, Par les sentes des bois descend vers la fontaine Où bleuit l2 g aïeul sur sa tige hautaine. Près des nids célébrant de leur hyme enchanté Clotilde, longue fleur d'insigne royauté, Lente, sous les plis droits de sa robe de laine.
Le soleil matiiml crible de ses mis d'or
Ses cheveux partagés en lourdes nattes blondes,
Et chasse loin des champs tondus comme un décor
Les vapeurs de la nuit c;ui s'accrochent encor
Vlu faîte des épis dont les masses protondes
Rivalisent avec les lourdes nattes blondes
Que le soleil levaint crible de ses rais d'or.
Hier le roi Clovis a reçu le baptême;
La Sainte sent la joie inonder son grand coeur!
Elle n'a pas voulu de plus beaiU diadème
Que celui de la Foi pour le maître quelle aime;
Mais l'hérésie est morte et le Christ est vainqueur.
La Sainte sent la joie inonder son grand cœur;
Hier le roi Clovis a reçu le baptême!
Elle toule en rêvant les mousses de velours
Que les fleurs d'églantiers sèment d'étoiles blanches;
Et partout elle entend de longs murmures sourds.
La Nature s'éveille aux fécondes amours;
Les oiseaux enivrés, par folles avalanches
Frôlent les églantiers dont les étoiles blanches
Parsèment de points clairs les moussas de velours.
LUS ni;i-\s |-|j;uiîii:.s 175
Or, voici que le Ciel, ainsi qu'une tenture,
S'ouvre à ses y3ux charmés; sur ce grand lond d'émail.
De divins enfançons d'héroïque posture
Supportent un blason d'azur, dont la structure
S'enlève fièrement, comme sur un vitrail;
Puis les trois fleurs de Lys se fixent sur l'émail
Que laisse voir le Ciel, ainsi qu'une tenture.
Et cet écu tracé par la dextre de Dieu
Va flotter dans tes plis, oriflamme de France! —
Des héros tourneront dans leur suprême adieu
Vers ta floraison d'or, éclatante au milieu
De tes blancheurs d'hermine, un regard d'espérance.
Pour revoi.- en mourant, oriflamme de France,
L'unique écu tracé par la dextre de Dieu !
Primitifs
Jlu souvenir du Connétable des Xettres françaises, Jules B'^^^^y à' yîurevilly.
Vieux chrétiens dont la Foi guidait les mains pieuses, Doux poètes de rWrt, chastes contemplatifs, Je suis pensivement les traces glorieuses De vos astres lointains, ô Maîtres Primitifs.
Homme d'un autre temps, je souffre de vos rêves, Et j'eusse voulu vivre en ces siècles éteints Où vos pinceaux trouaient d'un éventail de glaives Le cœur de quelque Vierge aux gestes byzantins.
i7« LUS Lv.s Di: Miniirr
J'aurais, sur les ciels d'or des grands iconostases, Enguirlandé longtemps mes roses et mes lys, Et dans les ocres purs exalté vos extases, Manteaux des saints portant la Grâce dans leurs plis.
Blancs, immatériels, les ailes emperlées
De rubis, de béryls au reflet endormi,
Mes beaux Vlnges joignant leurs mains immaculées
Eussent ému le Dante et fait rêver Memmi.
Comme les Orcagna j'aurais point des prières Et jeté sur mon nom pour les siècles futurs Un nimbe trilobé de mystiques lumières.
Et fixé mon génie en des gammes d'azurs.
Dans l'agenouillement de mon âme croyante J'aurais vu naître des chefs-d'œuvrcs surhumains Sous l'effort lent et sûr d? ma foi patiente. Comme sous le labeur ingénu de mes mains.
J'adore l'Vlrt divin de vos hymnes pieuses. Doux poètes chrétiens, chastes contemplatifs. Et suis pensivement les traces glorieuses De vos astres lointains, ô Maîtres Primitifs.
Pour deux Fleurs humaines
V\u parc aiiAchronique où rnes tleurs nurorales
Dressent vers le soleil leurs coupes idéales
Riches des diamants qu'y verse la Pc'ri,
Deux R,oso3 aux rosiers léeric.oes cnt lieuri. —
L'aube étendait au loin sur la mer bruissr.nte
Ses cinabres changeants; la voix ample et puissante
Du flot envahisseur ne chantait pas cncor
Sas hymnes, et les vents qui t.urlricnt dens leur cor
Et sacrager-ient le parc pendant les nuits dernières,
Quand ces deux Roses sœurs ouvrirent leurs paupières,
]^,o LliS 1.V6 DIL KinniT
S'enfuirent pour ne pas déllorer leur beauté.
Vllors, toute candeur et toute pureté.
De leur âme, encensoirs vermeils, dans les nuits calmes,
Monta vers les chênes feuillus et vers les palmes,
Triomphes verdoyants de ce jardin princier.
Mélancoliquem.ent, de scn disque d'acier,
La lune d'août versa ses lueurs d'anr.éthyste
Sur ces filles d'amour, et la fine batiste
Des brouillards de minuit rafraîchit tcndrenr.ent
Les pétales pâmés de ce groupe charmant;
Et chaque été, parmi les frissons et les ailes
Des rouges-gorges et des grises tourterelles.
Victorieusement, on vit s'épanouir
Leurs corsages sanglants, dont put se réjouir
L'œil immatériel et vague ces statues
De silence éternel et de marbres vêtues.
Mais leur beauté semblait plus exquise, et loujours
Elles resplendissaient dans la blancheur des jours.
Réservant pour les soirs leurs plus troublants arômes,
W cette heure où la Reine, illuminant ses dômes,
"Abandonne son char aux lulgurants essieux
Et pose son orteil sur le croissant des cieux. —
Or, deux Roses d'en haut, deux étoiles jumelles.
Du vaste exil lointain virent les sœurs mortelles.
Et, dolente, si bas que nul ne l'entendit,
Leur plainte vers les fleurs terrestres descendit:
LUS ni;l\S riJUlRlliS
Vous qui charmez les yeux des l.ommes.
Calices! Gloires des Étés,
Érigez vos rouges fiertés
Vers la solitude où nous sommes.
Depuis des siècles écoulés Wous prodiguons avec mystère l\o3 lueurs pâles à la Terre, M-iis nos deuils lui restent scellés.
Roses! l'implacable silence Pèse à nos fronts endoloris . . .
■Ah! que vos bouquets attendris Vlu souff.e pur qui les balance.
Et que vos philtres captieux
Portent aux flammes exilées
Des paroles inviolées
Qu'un parfum peut redire aux cieux.
Contiez à l'Éther cans bornes Les rêves qui viendront vers nous; Wos rayons se feront plus doux.
Nos Espoirs ne seront plus mornes.
i«2 Liis LV^ DK Miniiri-
Paisibles gardiennes du Feu, IMous vous serons reconnaissantes.
Et pour les aimants, par les sentes.
Nous luirons comme un iris bleu.
0 Sœurs! sur vos pourpres charmées,
l\ous jetterons éperdument
L'éclair de notre cœur aimant.
Par vous nous sachcvnt bien aimées!
Enfants, je ne sais pas ce que tirent ces Roses;
Mais depuis lors, dans leurs berceaux, paupières closes,
Les doux enfantelets ont des songes divins;
Les blonds adolescents qui se tiennent les mains.
Pour qui les calmes soirs ont des décors magiques,
l\e furent plus en proie aux désirs nostalgiques,
Et la Terre se fit moins dure aux miséreux
Dormant leur sommeil noir au fond des ravins creux.
Chaque vierge crut voir la Nature embellie;
L'Inspiration mit sur la lèvre ennoblie
Des poètes le Verbe, lys, absinthe ou miel.
Tandis que souriaient aux profondeurs du ciel
Doux Étoiles, jadis humbles et dédaignées...
IJl.S ni;l-\S 1-1J:11R1I:S
Douces âmes d Enfants, de loyautés baignées.
Pures comntie ces fleurs et qui leur ressenrublez,
Gardez cette vertu : la Candeur ; consolez !
Sachez voir près de vous la Souffrance c.ui passe;
yVyez cette beauté divine, ayez la Grâce;
Et que vos cœurs toujours s'ouvrent comme vos mains.
Ignorez à jamais les sinueux chemins.
Fleurs humaines, j'ai dit la fierté de ces Roses
Et leur douceur, pour que vous conserviez encloses,
Comme elles, sous vos fronts, les aveugles Bontés,
Et que vous tressiez vos ccuronne-s de clartés
De vos doigts frêles où l'enfance met encore
Son geste puéril et ses fraîcheurs d'aurore.
Nocturne
pour €mi!e ^lémont,
0 INuit niystérieuse où planent les pensées!
l\uit qui verses la paix aux âmes offensées.
Je m'abîme dans ton silence solennel.
J'emprunte à ta beauté la beauté de mes rêves,
Et tes ciels sont pour moi comme d'immenses grèves
Où le flot vient mourir dans un rythme éternel.
Saintes heures d'oubli! — Loin du contact des hommes
Et de leurs lourds sommeils, les servants que nous sommes
D'un idéal iinutain, voient s'ouvrir peureux seuls
i«6 Li-s LVvS Di: Miniiri'
Des palais enchantés de splendeur et de gloire Que peuplent les héros chers à notre mémoire. Et qui pour nous parler désertent leurs linceuls.
V\ la chaste lueur des étoiles pâlies.
Leurs ombres, lentement, par la mort ennoblies,
Viennent pour un instant prendre place aux foyers
Que fraternellement nous ranimons pour elles ;
Et, réchauffant leur âme à nos âmes fidèles.
Leur voix reprend pour nous de beaux chants oubliés.
Dédaigneux des bonheurs terrestres où se leurre La vieille humanité chancelante et qui pleure Sur la fragilité de ses jouets d'un jour, IMous suivons les chemins embaumés par leur rêve, Et lorsqu'au dernier jour notre soleil se lève, IMous accueillons la mort dans un élan d'amour.
Musiques d'un Soir
Volontaire exilé des tristesses passées,
Je t'apporte au matin les lys de naes pensées;
De ces divines fleurs j'ai lié le faisceau,
Et près de ton sommeil charmant que le réseau
Des songes enveloppe et berce, le sourire
De ces fleurs sera doux; tu subiras l'empire
Troublant de leurs parfums subtils; et ton réveil.
Par eux, s'imprégnera de joie et de soleil.
Pour fêter ta splendeur sombre, l'aube attendrie
Luira dans les vitraux de ta maison fleurie;
« u:s i.v.s m: miiiuit
Chaque rayon du ciel viendra, comme un ami, Baiser les touches du clavecin endormi Oui sous tes doigts de fée hier vibrait encore. — Ton inspiration a, sous mon front sonore. Fait chanter pour moi seul d'harmonieuses voix. Les amours sans espoir, les souffrances, les croix Que portent sans répit les forçats de la vie. Les hautaines fiertés de toute âme asservie Dont nul n'a pénétré les secrets ni les deuils. Tu m'as tout révélé; j'ai franchi tous les seuils Des logis dévastés où pleure l'âme humaine, 0 Servante de la Musique Souveraine!
Pour rv\me vierge
de Guy Le Ménach
■Ame blnncuC, Dauphin lilial, i\mc blanche,
V\insi qu'un Lys princier jniUit de l'avnlarxhe
Des Roses, au jardin où triomphent mes fleurs.
Oui jettes emmi leurs opulentes couleurs
Ton renom de noblesse et tes candeurs insignes,
•Ame de pureté qui dérobas aux cygnes
Leur duvet éclatant. Enfant prédestiné.
Reste pur, et devant ce siècle terminé
Que trouble sans répit l'orgueil de nos colères.
Demeure indifférent aux haines séculaires
ign LUS I.V.S Di: MlllUrr
Oui font s'entr'égorger les hommes haletants, —
Vois, c'est peur toi que Dieu fit l'éternel Printemps;
11 a repeint pour toi ses fresques infinies.
Et mis sous l'églantier '.es pervenches bénies!
11 s'est dit qu'il ferait un instrument divin
De ton âme charmante, et ce n'est pas en vain
Qu'en ton être il fixa les cordes les plus grêles,
Pour que, vibrant ainsi qu'un frissonnement d'ailes.
Tu t'inclines, muet, dans la beauté des Soirs
Où le soleil mourant, pareil aux ostensoirs
Du ciel, nous semble offrir sa colossale hostie! —
Tant d'autres ont penché leur tête appesantie.
Et sous l'inexorable épervier eu nr.alheur
Senti se déchirer leur face de douleur!...
Toi, ris au jour levant, au nuage qui passe,
•Aux palombes rayant les plaines de l'espace.
Et tachant l'azur pâle des ciels de points gris.
Ris aux mers de sinople, aux murmures surpris
Des bois profonds remplis de voix mystérieuses;
Honore la Beauté de les hymnes pieuses;
•A chaque émotion, dilapide ton cœur;
En face des méchants. Sphinx pensif et vainqueur,
Qu'il resplendisse dans son hermine première:
Vldore et crois ! — 11 n'est, enfant, que la Prière
Qui nous soit bienfaisante. — Or, durant les combats
Dont notre vie est faite à jamais ici-tas,
Marche, Voyant hautain et doux, sans un murmure;
Mais au départ, revêts cette invincible armure!
Baguette d'Encens