‹ Les Lys de minuitChapitre 25 sur 28 · AQU'AR.ELLE R0M"ANT10UE · texte numérisé non relu

AQU'AR.ELLE R0M"ANT10UE

L'Wméthyste

"pour ma petite J/ïarie -Xouise.

Dans le boudoir blanc fleurdelisé d'or, "Auprès des lilas mourants dans leurs vases, L'enfant des vieux ducs, cœur rempli d'extases. Prend le coffret où ['"Améthyste dort.

Pressant le secret de l'écrin qu'elle aime, Edith voit soudain surgir à ses yeux Le riche bijou qu'un de ses aïeux Reçut du grand Roy Louis le Unziéme.

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Un vieil ouvrier de ce temps naît — L'Vlrt était alors une chose sainte — Dans un anneau d'or ou l'on sent la crainte De la main, monta cet éclair furtif.

Or, quatre cents ans, au doigt des "Aïeules On vit ce joyau finement serti.

Leur antique foi n*a jamais menti; Pur est leur blason burelé de gueules.

Et la jeune fille au regard profond.

Sachant bien, hélas, qu'elle est la dernière, Caresse des yeux la brillante pierre.

Tandis qu'en regrets tout son cœur se fond.

Cadeau vénéré du vieux Roi de France, Dit-elle à la gemme, en songeant tout bas, Je suis seule et nul ne guide mes pas; De mon âme en pleurs s'enfuit l'Espérance.

Us dorment en paix, les fantômes blancs

Dont les doigts mignons portaient ton empreinte;

Ils se sont couchés, souriant sans crainte

V\ la mort qui prit leurs vieux corps tremblants.

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