‹ Les Lys de minuitChapitre 6 sur 28 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

(lia, 1(» claironmuit virtuose, Henry Mériot a pris la peine d'ordonner lui-même son anthologie, apportant au pul)lic l'œuvre concise et forte de sa niaturilé, une guirlande où se résume le parterre, une gerbe de lourd froment qui garde le plus pur et — peut-on dire — l'Esprit de la moisson.

Le hasard, il y a longtemps, me révéla ce précieux poète et m'instruisit à l'aimer. Ce fut, au coin d'une revue obscure, dans les vertes saisons de ma prime jeunesse, n'ayant pas même l'âge de Roméo ou d'Augustin Fontanet. Par déférence aux désirs patern(Ms. j'a\ ais brigu('' la dinanderie acad(''ml({ue des Jeux FlDiaux, mandé à T(^ulouse deux poèmes assez gauches que les bedeaux surannés de Clémence Isaure accueillirent avec bonté. Ils nVouvrirent leur potager, me guerdonnèrent d'un h'^gume quelconque, dune ou deux tleurs, peut-être idoines, à récompenser l'ode, l'élégie, à moins que ce ne lui les jjouts rimes. De quoi je persiste à leur avoir la plus grande obligation. J(^ montai, comme il convient, au Capitole — Matabiau et reçus à bout portant une demi douzaine de discours. Cet honneur un peu ridicule me désigna, tout d'abord, à certains industriels qui, pendant l'ère mac-mahonienne, cx|)l()ilaicnt, dans le Sud-Ouest, la virginité littéraire (les poêles adolese-ents. .l'escjuix ai monsieur

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