‹ Les lys noirsChapitre 16 sur 32 · JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

JÉRUSALEM

L’Étoile de Dieu montre le chemin A travers le monde et les peuples tristes Ses feux, pareils au crépuscule du matin,

Ont des reflets d’améthystes.

Le voyage est long, sans être arrêtés Par l’Esprit impur ni les lassitudes,

Nous traverserons de ténébreuses cités Et de grandes solitudes.

Vers la nuit, parfois, lisant à genoux L’Évangile chaste ou l’âme embaumée Par le chaud parfum du cantique de l’Époux, A la Vierge bien-aimée;

Pendant qu’un suave arôme du cœur Baignera le livre et notre prière*

Pour prier avec nous descendra le Seigneur, Dans le désert solitaire.

Nous verrons enfin briller Bethléem Dans les champs sacrés qu’espérait Moïse Et l’aube se lever sur toi, Jérusalem,

Et sur la Terre Promise.

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