‹ Les lys noirsChapitre 5 sur 32 · A MES AMIS · texte numérisé non relu

A MES AMIS

Quand nous marchions ensemble en respirant l’odeur D’une forêt sauvage ou d’un parc solitaire Nous avons eu souvent l’ivresse de nous taire Pour mieux boire l’air frais qui parfume le cœur.

Loin des hommes vêtus de honte et de laideur Nous sentions frissonner nos âmes en prière,

Le pâle ciel, voilé de brume et de lumière,

Éclairait les rochers et la bruyère en fleur.

Avant d’aller combattre et d’affronter la vie Longtemps encore laissons notre âme recueillie Exhaler vers le ciel d’ineffables pensers.

Mes bien-aimés fuyons le monde amer et rude.

Oh! vivez près de moi, chastes esprits blessés, Parfums de mon silence et de ma solitude.

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