‹ Les Machabées de la Nouvelle-FranceChapitre 27 sur 34 · RER CS · texte numérisé non relu

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le Wesp qui venaient au secours de M.

DuGué. Nous verrons bientôt quel sort . attendait les navires anglais. Cependant après trois semaines d’angoisses et de périls au milieu des banquises de glace, d'Iberville vit enfin son vaisseau dégagé

et se trouva, le quatre de septembre,

dans le port Nelson, et jeta l’ancre le mêé- 4 me soir en vue du fort Bourbon. Mais … il était seul ; les autres navires de l’escadre n'étaient point en vue. |

Le lendemain, à six heures du matin, .

d'Iberville aperçoit à quelques lieues

sous le vent, trois vaisseaux qui ma-

nœuvrent pour entrer dans la rivière. \

On leur fait des signaux auxquels ils ne répondent pas. D'’Iberville reconnaît l’ennemi. Il est seul contre trois, et n’a que cent cinquante hommes valides

sur le Péhican ; mais ce sont des braves

éprouvés. Les quatre-vingt-dix autres

sont malades du scorbut. Le branle- |

bas de combat est donné. L’équipage | répond par un bravo formidable. ne — Chacun à son poste, tonne le porte-

voix du commandement, les canonniers …

aux pièces, les gabiers aux hunes et le reste sur le pont !

MM. de Villeneuve, enseigne de vaisseau, Bienville, frère du commandant et le chevalier de Ligoudez commandent la ; batterie d’en haut. Celle d'en bas est sous les ordres de MM. Lassalle, enseigne de vaisseau, et Grandville, garde-marine.

Se penchant sous la brise, le Pélican, toutes voiles dehors, s’avance fièrement __ à la rencontre des trois vaisseaux enne- mis. Les Anglais se félicitent de la bonne fortune qui leur livre ainsi seul cet audacieux adversaire. Trois contre un, la partie est facile à gagner! Le Hampshire, qui vient en tête, porte cinquante- ! six canons, le Derring trente-six, Ne le Hudson-Bay trente-deux.

j Le Pélican va droit sur le Hampshire qui, laissant tomber sa grande voile et orientant son petit hunier, évite l’abordage et s'éloigne. D’Iberville fait cou- PTT sur le Derring, désempare sa grande | voile et lâche en passant le reste de sa volée à l’'Hudson-Bay qui vient après.

Mais le Hampshire a viré de bord et-revient sur le Pélican auquel il lance une volée de mitraille qui crible son châteaud'avant, déchire la civadière, coupe le bras et la fausse drisse du petit hunier,

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