‹ Les Machabées de la Nouvelle-FranceChapitre 28 sur 34 · IO8 LES MACHABÉES · texte numérisé non relu

IO8 LES MACHABÉES

rompt un galauban du petit mât de hune ainsi que le faux étai de misaïine, hache, en un mot, une partie des manœuvres du vaisseau français. Mais le Pélican répond à merveille et vomit flamme et fer par tous ses sabords. Un immense nuage de fumée monte vers le ciel terne, tandis que le fracas continu des détonations ébranle au loin les insondables solitudes du Nord.

Cet ouragan de fer et de feu dure jusqu’à une heure de l'après-midi. En ce

moment le Hampshire prend son air pour

couler bas le Pélican et tâche de gagner

le vent que d’Iberville sait pourtant con-

server de son côté. Le Hampshire se rapproche de plus en plus, et l'on voit grouiller sur son pont un équipage presque double de celui du Péhican.

— Pointe à couler bas! commande d'Iberville, qui se porte au-devant de son

adversaire et le range vergue à vergue.

À mesure que le navire anglais prolonge le nôtre, il nous envoie la volée de ses deux batteries à mitraille qui nous blesse quatorze hommes, entre autres le chevalier de Ligoudez. La Potherie, posté sur le château-d’avant avec les canadiens, salue le gaillard-d’avant de l'anglais

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