‹ Les machinations contre le colonel PicquartChapitre 11 sur 21 · LK RKTOUR DE PICQUART · texte numérisé non relu

LK RKTOUR DE PICQUART

Enfln. le général Billot - '' ' ' i u manatT i Paris le lieulenanl-colonol ^ i. Nfais. avant

CONTRE LB COLONBL PICQDART t3

ton départ de Tuni^, il l'obligea à donner sa parc* Meur denecoramuniqueravec personne t\..M. .V KÔnéral de Pellieux. On le laissait, — comment donc! on le faisait attaquer dans les

iimaux et, en môme temps, on l'empêchait d'enrayer le en ' labled'animosité publique qu'on déch-- ..relui.

Le 3-i novembre, V Agence ffaoac reoefalt de

irseille la dépôche suivante :

L« Rhône^ de la Compagnie Toaache, ayant à bord le colonel Picquart, est attendu à Marteilie 'i^inain malin a la première heare.

/.<• directeur de ta Compagnie a reçu à midi, ionique de f*ari$^ des

,- , -r sou<(ratre/e colonel à

lUe interview, Det ordres vont être donnés en ' ^quencê.

Ordres superflus. Toujours scrupuleux obser-

r de la consigne, Picquart n'avait nulle In-

. -ju de l'entreinilre. cette fois plus que les

lires. Pendant toute la traversée, il resta con«

:i6 dans sa cabine et n'y flt servir ses repas. Une

' — une tout le monde <^talt couché à bord,

»ur le pont pour respirer un peu d'air

ir. Il s'y rencontra avec un officier du génie qui

' une cigarette. Rn croisant

cr le salua et vouluMîi»r

-^ Excusez-moi, lui dit Picquart, mais il faut que Je reste isolé jusqu'à Paris.

Le /{Vidne entra dans le bassin National, à la Juliette. Sur un ordre du gouvernement, arrivé la veille au soir de Paris, on fit signe au navire de stopper. Un remorqueur s'approcha et reçut le colonel, qui se dirigea vers le vieux port. A la gare, le colonel fut rejoint parle major Winckler, chargé de l'accompagner jusqu'à Paris, et qui était arrivé sur le port... après le débarquement.

INCULPÉ SANS l'être

Dès son arrivée à Paris, le colonel Picquart se rendit auprès du général de Pellieux. Celui-ci lui fit connaître qu'il allait l'entendre sur l'airaire Esterhazy. Le colonel n'hésita pas à lui dire tout ce qu'il savait sur le compte du traître. Il ne lui cacha rien de son enquête de 18i>6, menée d'ailleurs, nous ne saurions trop le répéter, avec l'approbation de ses chefs. 11 cita les démarches qu'il fallait faire, les témoins qu'il fallait entendre sans désemparer, si l'on voulait arriver à la manifestation de la vérité. Sa déposition se prolongea toute la journée.

En quittant la place "VendAme, le colonel Picquart constata, à sa vive indignation, que deux

CONTRI Ll COLOHBL PICQDART . 45

eslafler- ilmllaionl lo pas. Ils ne le quil-

lèreol i^... . ^ani la porte de soo logis, boulever»é par la perqui»ilion. Cette surveillance continua les Jours suivant.

Dans un second interrogatoire, le c«>iuntM iMc-

quart fut très surpris d'entendre le général de

Pellieux lui reprocher de s'occuper d'hypnotisme,

•\ de tables tournantes, enfln d'être

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