LB COLONBL PICQUART ET LR PAU88AIRR HENRY EN PRÉSENCE
A l'audience du lendemain, Henry était présent. Il fut confronté avec le colonel Picquarl ainsi qu'avec M* Leblois. La discussion porta d'abord sur la communication qui, d'après Henry, avait été faite par Picquarl à son ami Leblois, de la pièce: « Ce canaille de D.. » On a vu que le rapport Ravary mentionnait que Henry avait vu M* I>eblois compulsant le dossier secret. De?: le début de son interrogatoire par M* Labori, Henry dut battre en retraite au sujet du mot « compulsant » :
— Quand je dis « compulser », si ce n'est pas eiïectir, c'est au moins au Figuré, baibntia-t-il, pris en flagrant délit de faux témoignage.
Bref, il résulta de cette confrontation : 1" Que si M* leblois s'était rendu au Ministère de la guerre, c'était pour y donner, à Picquart et à Henry lui-même^ — comme je l'ai constaté déjà — quelques conseils juridiques au sujet de la poursuite contre le fourrier Houllot, qui fut condamné par le conseil de guerre de Nancy;
2* Pour y consulter une collection de textes, décrets et arrêtés ministériels relatifs aux pigeons