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MACHINE A AIR CHAUD

mouvement un piston dans un cylindre. La première machine de grande dimension qui ait foiictionné ainsi est celle du capitaine Ericsson. Elle comprenait un foyer, et par-dessus un grand cylindre, dans lequel on laissait entrer un certain volume d'air ; cet air s'échauffait très rapidement, augmentait de pression et chassait le piston, d'abord à pleine pression, puis avec une détente graduelle. Une fois le piston parvenu au bout de sa course, on ouvrait une issue vers l'extérieur à l'air du cylindre ; meus, comme il était encore très chaud, on le faisait passer à travers une boîte contenant un grand nombre de toijes métalliques, qui retenaient au passage une partie de cette chaleur, et qui la cédaient ensuite à l'air froid admis dans le cylindre au coup de piston suivant. Ces toiles portaient le nom de régénérateur, M. Ericsson employait une partie du travail de la machine à comprimer l'air dans un réservoir à une atmosphère et demie environ, et c'est ce réservoir qui fournissait l'air au cylindre moteur.

Bien que cette belle machine ait très bien fonctionné, elle n'a pas pénétré dans les usages industriels. La construction en était assez délicate. De plus, elle avait le défaut d'être très encombrante. La machine du capitaine Ericsson demandait au moins deux cylindres à simple effet, de quatre mètres vingt-six de diamètre chacun ; et pour assurer l'uniformité du mouvement, il en fallait non pas deux, mais quatre semblables. Il est peu d'établissements où Ton puisse s'accommoder d'une machine aussi volumineuse. Les autres types de machines à air chaud, celui de M. Franchot par exemple, sont, croyons-nous, restés à l'état de projet.

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