CHALEUR
C'est dans les machines à vapeur, ou, comme on disait autrefois, dans les pompes à feu, que Ton a cherché, pour la première fois, à employer la chaleur comme force motrice. Nous ne nous arrêterons pas, dans le rapide exposé que nous allons présenter, aux premiers essais qui en ont été faits, et qui remontent à une époque reculée. Ni Véolipyle de Héron d'Alexandrie, ni les vases de Salomon de Caus, ni ceux du marquis de Worcester, appareils dans lesquels les pressions exercées par la vapeur chaude sont utilisées comme forces mouvantes, ne sont encore des machines à vapeur dans le sens moderne du mot. La première véritable machine à vapeur est celle de Denys Papin : elle est caractérisée par un cylindre, au dedans duquel se meut un piston animé d'un mouvement de va-et-vient.
Papin cherchait simplement un moyen de faire à volonté le vide sous son piston parvenu au haut de sa course, pour que la pression de Tair extérieur pût le ramener en sens inverse au fond du cylindre; les termes du problème restèrent ainsi posés jusqu'à Watt, qui élargit la question et en fit comprendre la véritable étendue. Pour arriver au résultat, Papin employa d'abord la poudre à canon. Il
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en répandait une légère couche sur le fond du cylindre, puis il y mettait le feu; les gaz produits par la déflagration remplissaient le cylindre et, pressant le piston de bas en haut, faisaient équilibre à la pression atmosphérique : un contre-poids faisait monter le piston jusqu^à sa position supérieure. Alors, les gaz intérieurs se refroidissant, leur pression diminuait graduellement, jusqu'à devenir plus petite que la pression de l'atmosphère; aussitôt le piston se mettait en mouvement et rétrogradait jusqu'au bas de sa course. Le mouvement oscillatoire ainsi obtenu était lent, peu régulier, et exigeait à chaque coup l'introduction d'une petite charge de poudre entre le piston et le fond diî cylindre. Tel est le point de départ des machines à vapeur; Papin lui-même n'a pas hésité à renoncer à ce système; mais cette première idée n'a pas été pourtant aussi stérile qu'on pourrait le croire. Elle a été transformée de nos jours, et a donné lieu a un nouveau procédé très rapide et très élégant pour le battage des pieux.
Au lieu d'une charge de poudre, qu'il fallait renouveler à chaque instant, et dont la combustion subite aurait endommagé le piston et le cylindre, Papin mit au fond de son cylindre une couche d'eau, qu'il convertit en vapeur en la chauffant. Le piston, soulevé par la pression de la vapeur, s'arrc^tait au point le plus haut du cylindre. Alors on retirait le feu. La vapeur commençait à se condenser et à revenir à l'état liquide. Le .vide se faisait sous "e piston, qui bientôt était ramené c\ sa position )remière par la pression extérieure de l'air. On rapprochait ensuite le feu pour obtenir une nouvelle
piston, prolongée par une chaîne, était attachée à un balancier en charpente, à l'autre bout duquel É était Buspendue la tige des pompes élévatoires. La vapeur, introduite sous le piston, équilibrait la pression atmosphérique qui s'exerçait sur son autre
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face; le poids de l'attirail des porapes l'emportait sur le poids du piston et de sa chaîne, et le pistoMg remonlait à son point le plus haut. Pour obtenir n^ foitrse «n sens inverse, \\ n'^j ONaA \>\\!i% c^S K wiw-