JAMES WATT
mouvement sur leijuel nous aurons à revenir dans le prochain chapitre.
Avant lui, la machine à vapeur était seulement destinée à mettre des pompes en mouvement. Watt la rendit propre à tous les usages.
La, machine de Watt est représentée (flg. 20) pendant la période où le piston accomplit, dans le cylindre, sa course descendante. La vapeur vient de
Fig. 19. — Type géométrique de la machine à double effet.
MN, cylindre. — P, piston animé d'un mouvement de va-et-vient. — T, tige du piston, traversant le couvercle du cylindre dans une boîte à étoupes, ou sluffing-box S. — E, conduit qui amène la vapeur de la chaudière dans le cylindre. — F, conduit par lequel la vapeur se rend du cylindre dans le condenseur. — A, B, C, D, robinets pour la distribution; A et D sont fermés, et B et C sont ouverts dans la course ascendante du piston A et D sont ouverts, et B et G fermés dans la course descendante.
la chaudière par le tube v figuré à gauche ; elle rencontre d'abord une valve qu'on peut ouvrir plus ou moins pour régler le débit et le travail de la machine. Puis elle entre dans la boîte de distribution T, que ^P)us décrirons tout à Theure en détail. Un tiroir 7)4, mis en mouvement par la maclime e\\e-Y£v<^\xvfe^
ouvre à la vapeur la partie du cylindre située audessus du piston, tandis qu'il ouvre à la vapeur enfermée sous le piston Taccès du condenseur H. Le piston J est ainsi sollicité de haut en bas, et il descend en entraînant sa tige K.
La tige s'attache au point Bf, au parallélogramme de Watty ABCD, dont les deux sommets G et D s'articulent au halancier CC. Le balancier oscille autour de son axe 0, en transmettant, par la hielle G et la manivelle O'M, un mouvement de rotation continu k l'arbre 0', qui distribue le mouvement à tous les outils de l'usine. Cet arbre porte de plus un volant V, roue massive destinée à régulariser le mouvement de rotation, et un excentrique qui, par l'intermédiaire des tringles dd^ donne au tiroir le meuve- à ment de va-et-vient nécessaire à la distribution. Le levier l est mis à la disposition du mécanicien pour désembrayer le tiroir, qu'il fait alors mouvoir àJa main. Enfin, l'arbre 0' transmet, au moyen d'une courroie ce et d'une roue d'angle p^ le mouvement de rotation à l'axe du régulateur à houles Z. Si le mouvement de la machine s'accélère, les boules remontent; ce qui entraîne, au moyen d'un mécanisme particulier, la fermeture partielle de la valve du tuyau d'admission ; la chaudière donnant moins de vapeur, la vitesse de la machine se ralentit aussitôt. L'effet contraire est produit quand la machine marche plus lentement.
Le balancier met en mouvement trois pompes; l'une X élève l'eau d'un puits U, et la verse dans la bdche R; cette eau froide se rend dans le conden^. seur H, par le tube t, La pompe aspirante P conti bne à faire le vide dans \e e^xvdewseur et en enlève
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l'eau échauffée par la condensation. Cest la porr^e à air. L'eau aspirée traverse le piston P, passe en E et se déverse dans une b&che spéciale R' en soulevant la soupape S. Là elle est reprise par la troisième pompe Y, dite pompe alimentaire, dont le piston plongeur W la refoule dans la chaudière, où elle est convertie en vapeur.
Le mécanisme de la distribution mérile d'être étudié en détail. Watt emplo; a d'abord à cet usage le tiroir en D, représenté sur la figure 21.
Quand le tiroir est à son point le plus liant, le dessous du piston est en communicationdirecte,par o, i:
;, conituit qui coi régiDQ du cjlindre
loai. La liolle de t
le tuyau D, avec le con- Ç>niiuû"^ur(ôr'rëspond"s denseur ; le dessus, par le tuvau G, avec rinténeur lie la boite de distribu- ^XVZ V^^S^^r'-lo.
lion, qui est pleine de va- KiS, pXiJim'Tiui'u wS^ peur. Quand, au contraire, ^7m»ï"iU\ i'airdw.,^'Êl le tiroir est au bas de sa r.'^biï;; l%irbu'tioV3a^^'Z course, le dessous du pis- boini «oopea.
ton est alimenté par D, et la condensation s'opère ^u-dessusparleconduit G, et par l'espace vide nBB, "qui s'ouvre sur le condenseur.
Ce tiroir convenait pour les taib\es v'iVe^Wî-s "^
était massif et lourd, mais il avait une propriété précieuse, celle d'être équilibré, en vertu même de sa forme, sous l'action des pressions de la vapeur, de telle sorte qu'il n'y avait pas de grands frottements à vaincre pour le déplacer alternativement dans un sens et dans l'autre. L'admission des grandes vitesses a conduit depuis à préférer le th^oir à coquille, qui est beaucoup plus léger et que nous décrirons plus loin.
HAUTE PRESSION
L'emploi du cylindre fermé ,et du double effet amena Watt à reconnaître l'avantage des hautes pressions.
La pression de la vapeur d'eau saturée, c'est-àdire de la vapeur obtenue en vase clos au contact du liquide qui la produit, croit très rapidement avec la température. A 100 degrés du thermomètre centigrade, elle est égale à la i)ression atmosphérique normale, c'est-à-dire elle équivaut à une charge de 10,330 kilogrannnes par mètre carré de surface. A 12P, elle s'élève au double ou à deux atmosphères; à 135», elle atteint trois atmosphères, et ainsi de suite, comme on peut le voir dans le tableau suivant.
HAUTE PRESSION