‹ Les madones comtadinesChapitre 11 sur 17 · PRÉFACE XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIX

notre époque, laquelle a vu les guerres de Napoléon, de s'indigner contre la « folie » des croisades! Nous leur devons d'avoir échappé au cimeterre de l'Islam, d'ignorer le harem, de n'être pas gouvernés comme la Turquie d'hier.

Seul l'esprit religieux peut efficacement s'interposer entre régoïsme aristocratique et l'anarchie populaire. Stendhal, à la fin de ses Mémoires cVun (ouri.ste, rend hommage à la puissance moralisatrice du dogme. Cet athée malgré lui, si l'on peut dire, et victime du xv!!!*" siècle, a cependant compris que sans le catéchisme notre Midi redeviendrait vite celui des patriciens de Néron et des révoltés de Spartacus. Taine lui-même, sur le lard de sa vie, par un revirement qui absout ses hypocrites hostilités contre la vérité religieuse, reconnut que partout où le christianisme a décliné, la société est redevenue dure et l'homme mauvais.

Toutefois Dieu ne se retire jamais entièrement de la société la plus infidèle à sa loi. Alors même que la barbarie matérialiste règne sur une collectivité, le salut demeure possible aux âmes individuelles. Souvent de plus grandes grâces sollicitent le peuple coupable, ainsi que nous le voyons aujourd'hui à Lourdes.

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