‹ Les maisons a succursales multiples en France et à l'étranger [microform]Chapitre 10 sur 51 · PROCÉDÉS DE CONCENTRATION VOISINS DE LA CONCENTRATION PAR SHOCORSALES · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS DE CONCENTRATION VOISINS DE LA CONCENTRATION PAR SHOCORSALES

La concentration commerciale est susceptible, à l'époque actuelle, de revêtir des formes multiples et variées, elle est riche d'une souplesse infime. L'étudier, c'est avoir l'occasion d'observer un des aspects de la complexité de la vie écono-

mique.

Le mot concentration exprime l'idée d un rassemblement d'éléments dispersés. La concentration économique, c'est d'une façon générale, ou bien le remplacement d'entreprises distinctes les unes des autres par des entreprises liées les unes aux autres ; ou bien la substitution de grandes entreprises à de petites entreprises. Cette concentration peut être déterminée ou par l'existence d'un esprit à-entente des intéressés prenant la place de l'esprit particulariste ou par la seule volonté d'un entrepreneur qui crée lui-même la concentration et l'impose.

Les cartels et les trusts sont des formes de concentration trop connues pour que nous insisUons

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sur leurs diverses modalités'. Mais il faut noter que la connaissance des faits est moins profonde que celle des modalités juridiques : on sait quels sont les cartels et les trusts américains ou anglaison Ignore nombre de cartels et de trusts qui existent dans d'autres pays : sur ce point il y a encore bien des recherches à faire. Notre enquête nous a révélé l'existence de certains trusts que nous signalerons.

La concentration économique est, disons-nous incomplètement connue, pour certains pays (c'est le cas, par exemple, pour l'Allemagne, la Belgique, la France et la Suisse) ; mais à cette règle Jl y a une exception notable : nous avons nommé la concentration bancaire. Cette concentration est remarquable par les formes variées qu'elle peut revêtir et dont les principales sont : les commandites, les participations, les groupes de banques, les associations d'intérêts, les fusions, les amalgamations, les filiales et les succursales.

^ Ces espèces de concentration, comme on le verra n existent pas que dans le commerce de l'argent ■ on les rencontre dans toutes branches du commerce.

CarUU H TrusU, 3' éd.. Paris, 1909. - BourguTn op. ,^.*""-''''»»'

PHOCÉDiS VOISINS nu SYSTÈME DES SUCCURSALES 39

De plus il existe, dans le commerce de détail, certaines modalités particuHéres de concentratron dont nous allons parler : nous insisterons seulement sur celles qui sont peu connues.

Les sortes de concentration auxquelles nous faisons allusion ont été signalées par certains auteurs'. Nous désirons les analyser avec quelques

chose d'analogue se P'^«P7/'«Pl^J,,î;eT nominaux se transrants de toutes sortes, dont '«' P™P"^^' ,a,„iés eBectifs de forment de plus en plus «" »8;'^;;,';;„Vdépendent de plus quelques gros «»?••* '^f '«^nL L b ère quUeur avancent souvent en plus des grands fabricants d^^'^'^- '" ^^tériel; en outre,

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S-es ^rS/;l:ir.r J.e L. .agasus de

tabac (Socialdemocral de Londres "»»' J»»»^,^ „ ,, „,„tente de . Bernstein ne nous parle pas de »»« •^'*- . ^-g^t u^^é

nous dire que le nombre des magasins de Londres

de 1875 à 1886 de 295000 à f 6«»; ^j,,, ,ites indus-

. Bernstein nous objecte les ««■';«'''?^^; ^ riniUative privée,

tries, dont l'exploitation devra être ^-ssée .1 ^^^,^^

même après l'expropriation *«' S™°7„ '° ,H«tels, Res-

parmi les 200000 ?«"'«» «''P'»"»'',""' ,,"^;„itation par l'État, uurants) dépendraient «"«f ^'"^"'f ' 7'°;;* des brasseries si on socialisait seulemen ";^^ '«''^//"ron comptait en occupant plus de cinquante per onnes. qu ^^^^^, ^^ ^

^Zt^eZZUX:^'^^^ enLt venu sait que la social-

détails. D'une façon générale on peut dire que ces liens de concentration sont plus ou moins lâches, plus ou moins serrés.

Il est possible de diviser les modes de concentration, dont nous parlons, en deux groupes : le premier groupe comprenant les formes d'organisation commerciale qui constituent des liens &ssez faibles, le second étant caractérisé par des attaches plus solides. Contentons-nous de signaler les modalités appartenant à la première catégorie, car elles ont déjà été étudiées.

Les petits commerçants ne sont pas tout à fait indépendants les uns des autres : on peut dire qu'ils sont toujours liés les uns aux autres par une sorte de cartel tacite qui a pour résultat de maintenir les prix à un certain taux. Mais les détaillants ne s'en sont pas tenus à ce « cartel tacite », ils ont été plus loin : parfois ils ont conclu des ententes expresses pour fixer un prix de vente minimum; souvent ils se sont réunis pour acheter en gros ou pour vendre en commun. Comme le note finement M. Charles Gide, eux, les adversaires de

saUon de la production et de la vente du tabac est comnatible avec rex,stence de milliers de magasins de tabac. La socrifsa^'o^ de la production ne suppose pas le moins du monde la prédomt

dust'rle wîTv" ??""i'"''"' """' '"- '"* domaines'^e nn-

la coopération. Us ont fondé des coopératives^ Nous n'insisterons pas sur ces groupements au sujet desquels on trouvera dans les études de MM. Lambrechts et Martin Saint-Léon des renseignements très complets'.

Ces unions de petits commerçants nous conduisent à mentionner les magasins de gros des coopératives». Dans la plupart des pays, nombre de coopératives, indépendantes, autonomes, sont

1 . Les commerçants, dit M. Gide, qui '«P^^f "^ ^^^ ratives de vouloir leur mort viennent apprendre d^'es J^e ^en

,e vivre : /«,f ^^^^J^utr^^n^^et ^^uVr/e constituer coopératives, ils nont trouve "«" " ..Kpier en commua leurs eux-mêmes en <^<>«P''''''''':'l'l^Z^fXl^\Zcb<.nils<>.. • fournitures, soit pour "JS;"^^"^»» .^^f^ fo^ ^ ^„ Martin Saint-

^L'/orofoU-T.'"- «^^^^^^^^^ '^'> '»

Tvoirîîamb'rechTi:^ Syn^'^^s poar l'aclu.^ ^ ^^f-^P^^':^

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irnt-ûo'n" S^'nllot ."ce propos la «-e °u[ayeUont les bons sont reçus dans 700 -a-»- J/ „ :r. du bX ^ n««».

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Hambourg et la compare, en '^, "^"2;n* ilîe ^transformant banques qui opèrent '^^'^^^'l^'^^X^t^.ls^l^ décision du les associations de crédit en filiales. " '"1 "PJ"" . p-ibourg

Congrès de la fédération Scbulze^De^Uschtenu^^^^^^^^^^

(Bade) en 1909 qui préconisait >e ««""^'en^^ j^^^mé,

coopératives de ~°^,''"'":' '""j '""^JiroTdes achats. Dans mais en pratiquant néanmoins la ««"^^"'""^^^^ ces-

respèce signalée, vingt-trois "^«Pf.^'-^^^^i^/^^^prrsde vente sent d'être autonomes pour devenir de simples comptoir

de la Centrale de Hambourg. •

r;; """f 'Z^^'^'- °'"'-- ^- chiffres de vente

910 T^ WK^r'^"" "^^"^'"^ •*« ^- PO- IL n ^"'"'''^ ^^^ Manchester a atteint 664 m. l.ons; ]a Wholesale de Glasgow : 193 ri

.ons; la Wholesale de Hambourg: 1,0 „,Ulions trcs quarts. L'Union centrale de Hambourg

171 763 membres effectuant 383 millions de

vente. En 1910 les ventes de la Fédération d'achat de Copenhague atteignaient 64 millions et le chiffre daffaresde la Fédération d'achat de Bâle ajte pour la même année de 27 millions et

Ces formes de concentration sont assez Idches, car elles existent entre des individus ou des sociétés qui sont é,au., il n> a pas là un lien de dépendance. Il en est autrement, la plupart du temps, pour les combinaisons du second groupe que nous étudierons avec quelques détails car eL sont peu connues.

On peut caractériser les procédés divers dont nous allons nous occuper, en disant çuils sont employés, dans la majorité des cas, par des fabri-

Paris, 1912. ' ^ *^ """' P" "emard Lavergoe,

cants ou de grosses maisons de commission, des grossistes, qui veulent s'assurer des olieiits.

s 1 La commandite en argent et en marchandiBes' - Beaucoup de détaillants, qui paraissent complètement indépendants à l'observateur superficiel, sont en fait soutenus, . commandites en ar-ent ou en marchandises «, par de grosses

enlrepri-. dont ils sont q-l<ï-f " '^^"^^ Le procédé est le suivant : un fabricant instal e un individu dans une boutique, il aménage le local, le garnit de marchandises, avance un certain fonds de roulement et voici un détaillant d plus! Mais quelles conditions le fabricant met-il à cet arrangement? le petit commerçant doit deven^r son client. Et, pour assurer le remboursement de ses avances, le prêteur exige que l'emprunteur lu. donne son fonds en nantissement. Ce procède est très répandu. Si l'on voulait connaître exactement quelle est la situation véritable du petit commerce, il serait nécessaire d'avoir des renseignements statistiques sur la question. Ces petits commerçants ne sont « indépendants . que de nom : ils sont propriétaires d'un fonds donne en nantissement. Ils s'établissent, et, dès leur entrée dans les affaires, ils sont débiteurs de 10, 20 ou 30 000 fr. : situation qui n'est ni très enviable, m

grosse de succès. Et il y a de grandes chances pour qu'ils arrivent rarement à devenir véritablement « autonomes », à se libérer complètement.

Cette sorte de liens, de filets qui enserre de nombreux détaillants est très importante bien qu elle soit occulte. On la rencontre aussi bien en France, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse et en Belgique; elle existe dans plusieurs branches

du commerce.

Des fabriques d'horlogerie installent d'anciens ouvriers pour débiter leurs produits; des meuneries équipent de petites boulangeries qui peuvent écouler les farines invendues ; des parfumeurs ou des fabricants d'articles pour salles de coiffure (meubles, lavabos, etc.) montent des boutiques de

coiffeur.

Mais, là où le système joue le rôle le plus remarquable, c'est, sans conteste, dans le commerce des boissons.

Plus de la moitié des marchands de vins de Paris sont ainsi commandités par des distillateurs : on les nomme des attachés. A Amsterdam « les deux tiers des débits de boissons sont créés avec l'argent et pour le compte des grandes brasseries^ ».

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