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t"U "du cûent elle a voulu aussi suivre le client dans ses nlrterinatLs : elle a adopté dans ce but le système des . suceusflès de saison . ouvrant, suivant l'époque, sa m»'^»» ^e eursales ae sa TtouviUe. En sorte que la riche
SleX re'trouverNke la maison Carlier qu'elle croyait avoir laSsée à'Pa s eî, dès son arrivée à l'hôtel, reçoit la v.s,te d'une vendeuse e"; Mme X... est filée et. si elle quitte la "--S' U tout qu'elle devienne la cliente de la succursale -Voir Monde A,kL res maisons à succarsaUs multiples, op. cit., p. 151. - Quand H sW "eut éprises à hôtels multiples, on peut également connue? à servir la même clientèle malgré ses déplacements : ■ on ôuë lin "la balle avec le client . en l'envoyant de Palaces en
premier cas, il construit un grand magasin unique, dans le second, plusieurs petits magasins.
La concentration dont il est question ne présenterait qu'un intérêt secondaire si elle ne tenait qu'une place restreinte dans notre économie moderne : mais il est loin d'en être ainsi : captivante par son mécanisme elle n'est pas moins remarquable par son étendue.
Le procédé de vente par succursales est en effet employé, par tous, dans toutes les branches du commerce et dans un grand nombre de pays.
Sociétés capitalistes, trusts, coopératives, entrepreneurs privés pratiquent, en fait, les uns et les autres, cette méthode. Ce système fonctionne aussi bien dans le commerce de l'habillement que dans celui de l'alimentation. Il n'est pas une branche du commerce de détail où nous ne l'ayons rencontré. Ce qu'on peut seulement noter, c'est que, suivant les pays, il est plus ou moins pratiqué dans telle ou telle partie. Ainsi, en France, il n'existe pas dans la boucherie : en Angleterre il en est différemment.
Palaces qui sont les succursales ou les filiales d'une même entreprise.
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Enfin, les « maisons à succursales » existent non pas dans un seul pays, mais dans plusieurs. Nous les avons trouvées en France, en Angleterre, en Allemagne, en Belgique et en Suisse.
Le fait que le système est d'un emploi très large montre qu'il ne s'agit pas là d'un accident, mais d'un produit de l'évolution économique.
En définissant, il y a un instant, la forme de vente dont nous voulons nous occuper, nous avons indiqué l'intérêt principal du présent travail : la description d'une forme moderne de concentration dans le commerce de détail. La concentration économique est si complexe qu'à l'heure actuelle elle est encore mal connue : nous essaierons dans les pages qui suivent d'apporter à son étude une légère contribution. A côté de la concentration qui « s'étale au grand jour » et qui est représentée par les grands magasins, les trusts, il y a une autre sorte de concentration : la concentration occulte^ : c'est de cette dernière dont nous allons nous occuper. Et s'il nous fallait insister sur l'intérêt que présente l'étude de morphologie économique que nous avons entreprise, il nous suffirait de rappeler que la concentration bancaire
1. Si la concentration se dissimule souvent en France, cela tient à la loi pénale. — Cf. sur ce point Gauwès, Les ententes commerciales et la loi pénale, Réforme économique, 16 février 1902.
— bien souvent réalisée grâce aux succursales — a donné lieu à des recherches attachantes^ : ce qui a été fait pour la banque, pour le commerce de l'argent, nous l'avons tenté pour toutes les autres branches du commerce. Ajoutons que la c< concentration occulte » les commerçants ne l'obtiennent pas seulement grâce aux succursales : ils la créent également en s'attachant par des liens divers des individus qu'ils tiennent sous leur dépendance : cette sorte de concentration retiendra également notre attention.
Outre cet intérêt principal, le sujet que nous avons choisi nous montrera une des phases du combat que se livrent petits et grands commerçants, il nous permettra ainsi de toucher au problème si actuel des « classes moyennes ».
Nous serons amené également à étudier le développement que prend aujourd'hui la vente directe du producteur au consommateur ou a intégration verticale - » .
1. Voir à ce sujet : Sayous, Les Banques de Dépôt, Paris, 1901.
— Saurel, op. cit. — Depitre, Le Mouvement de concentration dans les Banques allemandes, Paris, 1905. — Raffard, Le Mouvement de concentration dans les banques de dépôt en Angleterre, Paris, 1910.
— Diouritch, L'Expansion des banques allemandes à l'étranger, Paris, 1909. Plucer-Sarna, Die Konzentration im schweizerischen Bankwesen, Zurich, Speidei, 1911. — De Montalivet, Le Mouvement de concentration des banques en Suisse, Fribourg, 1913.
2. Sur l'intégration voir Doiléans, L'intégration de l'industrie. Revue d'Économie politique, 1902. — Lescure, Aspects récents de
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« La grande industrie, dit Bourguin, s'annexe aussi le commerce. Le syndicat houiller du Rhin a créé une filiale qui monopolise le commerce et le transport de la houille dans la région. Des entreprises anglaises et américaines pour la production du thé, du tabac, de la bière, se subordonnent les détaillants ou établissent dans les grandes villes des bureaux de vente au détail. De même, des fabriques de machines agricoles, d'instruments de musique, de machines à coudre, de bicyclettes et automobiles, de chaussures, de meubles et tapis, tiennent des magasins de vente dans les principaux centres d'écoulement ^ » Et, en effet, les maisons à succursales fabriquent, souvent, en tout ou en partie, les produits qu'elles vendent. Entre la vente par succursales et le phénomène d'intégration il existe un lien étroit que nous avons souvent constaté, il se manifeste une action et une réaction : le grand débit obtenu grâce aux succursales permet la fabrication qui à son tour pousse à la création de maisons de vente pour augmenter le débit. Si la firme Delhaize
la concentration industrielle. Revue économique internationale, août 1909. — Martin Saint-Léon, Formes nouvelles de concentration commerciale, L'Opinion, août 1909. — Pour l'étude d'ensemble du phénomène consulter l'intéressant ouvrage de M. Passama, L'Intégration du travail. Formes nouvelles de concentration commerciale, Paris, 1910.