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pourrait faire remarquer que le patron, après avoir soutiré au travailleur la plus-value, aurait l'ingéniosité de se faire remettre un certain surplus qu'il emploierait pour une exploitation nouvelle. Quoi qu'il en soit, il n'en reste pas moins vrai que le fait, pour les entreprises, d'user du cautionnement comme capital circulant est un procédé dangereux. Les firmes devraient déposer les cautionnements en banque sans y toucher, afin qu'en cas de mauvaises affaires, ceux qui les ont donnés les retrouvent intégralement. Le législateur pourrait intervenir sur ce point et exiger le dépôt du cautionnement dans des caisses publiques ou privées.
Certaines maisons ne demandent pas la somme représentant le cautionnement tout d'un coup, mais peu à peu : dans ce cas le cautionnement — s'il est mis en lieu sûr — peut être considéré comme « moyen d'épargne ».
Nous venons de parler du gérant, disons un mot du directeur. Le directeur c'est le gérant d'une affaire importante — grand magasin ou banque. — La question qui se pose pour les directeurs est celle de savoir quelle initiative il faut leur laisser. Sur ce point les méthodes diffèrent : le directeur d'un magasin Tietz a certainement plus de liberté, plus de pouvoir que le directeur d'une
succursale d'une de nos grandes sociétés de crédit. Ajoutons que la mesure dans laquelle il faut centraliser dépend aussi de V emplacement des succursales. Ainsi, à Paris, les succursales de la Société Générale ont moins d'autonomie qu'en province : y a-t-il un risque à courir? le directeur doit téléphoner au siège pour avoir un avis. Quand les établissements sont situés à l'étranger, — qu'il s'agisse de succursales ou de filiales — alors il faut faire de la décentralisation; il faut s'adapter au milieu, avoir recours en partie à un personnel indigène qui connaisse la langue, les mœurs, la façon dont on travaille dans le pays en question. Les différences de procédés, en affaires, sont parfois importantes : ainsi à Paris les ordres se donnent par écrit, à Londres verbalement. Dans les cantons suisses les habitudes commerciales sont loin d'être uniformes.
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SECTION IV