LES ENTREPRISES A SUCCURSALES ET L'ÉCONOMIE NATIONALE
§ 1. Les entreprises à succursales et la concurrence. Les entreprises à succursales et les classes moyennes. — Les petits détaillants paraissaient, jusqu'à ces derniers temps, pouvoir défier la concurrence des grandes affaires, car ils étaient investis d'un monopole de fait dans un rayon donné, étant situé à proximité de l'acheteur. Les entreprises concentrées ont su, grâce aux succursales, se mettre dans la position avantageuse des petits détaillants. Étant « à proximité de l'acheteur », et possédant en plus tous les avantages que nous avons signalés plus haut, elles ont fait concurrence aux petits commerçants^
1. Citons à ce propos les lignes suivantes de Macrosty : « The difliculty with the retailer is that he is unable to prove that he is necessary to community vvhich may be equally well served by a co-operalive store or a multiple-shop company. The sole interest of a community which consists mainly of employed, and not of employing classes, is in good service, not in the maintenance of any spécial class to perform that service. The problem at présent is not a moral one, but one of comparative strengths of compétition. The retailer is within bis rights m his efforts at self-preservation, but with society organised on its pre-
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Mais si les entreprises à succursales peuvent ainsi lutter avec de grandes chances de victoire contre les petits commerçants, elles sont aussi en mesure de concurrencer le grand magasin. Cet aspect de la concurrence mérite d'être signalé : on l'oublie trop souvent. Pourtant ce fait est indiscutable. L'évolution a été en effet la suivante.
Jadis la lutte a eu lieu seulement entre grands magasins et petits commerçants, ensuite sur le champ de bataille économique est arrivé un troisième combattant : la maison à succursales multiples. Pour se faire place au soleil elle a dû lutter contre les uns et les autres. Alors que la victoire semblait appartenir aux grands établissements, elle a montré que la défaite du procédé de vente par petits établissements était loin d'être consommée : elle a donné au commerce de détail une force nouvelle. Aussi le grand magasin a subi la concurrence des succursales. Certes quand on interroge les directeurs des grands magasins, ils nient ce fait, mais certainement à tort. Prenons un exemple précis : le commerce de la chaussure à Paris. Dans cette branche, le petit commerçant vendant des articles de prix moyen a complète-
sent bases no appeal to the pity of the community can be entairned. » — Macrosty, The Trust Movement in British Induslry, A Study of Business Organisation^ Longraans, Green and Co, 39, Paternoater Row, London, 1907.
ment disparu : les chaussures de prix peu élevé sont vendues aujourd'hui uniquement par les maisons à succursales et les grands magasins. Il est indiscutable que si les premières n'existaient pas, les seconds auraient pour cet article un bien plus grand débit. Ajoutons que ceux de nos grands magasins parisiens qui font avec la province un chiffre d'affaires important ont certainement à souffrir des succursales établies par Paris-France ou les Nouvelles Galeries.
Mais si les maisons à succursales font concurrence aux petits commerçants et aux grands magasins, il ne faut pas omettre de dire qu'elles se font aussi, les unes aux autres, une terrible concurrence. Une firme établit-elle une boutique dans telle rue, la firme concurrente se croit aussitôt obligée d'en ouvrir une autre à côté ou en face. On a souvent signalé les méfaits de la concurrence s'exerçant entre petits commerçants : ces maux n'ont pas disparu; la lutte qui existe entre maisons à succursales le prouve.
Etant donnée cette concurrence faite aux petits commerçants par les « maisons à succursales multiples* », on a dit que les maisons à succursales
1. Nous disons que la lutte dans le commerce de détail existe entre grands magasins, petits détaillants et maisons à succursales ; mais il y a un autre combattant qu'il ne faut pas omettre : nous voulons parler des coopératives qui, quand elles pratiquent la
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détruisaient « les classes moyennes ». Mais cette façon d'interpréter les choses est vicieuse. Les classes moyennes, à notre sens, — et on paraît trop souvent l'oublier — ne comprennent pas que les petits commerçants ^ Le terme « classes moyennes » signifie « classes qui jouissent — grâce à leur travail ou à leurs capitaux — d'un revenu moyen » . Un petit commerçant, un littérateur, un avocat, un médecin, un peintre, un fonctionnaire, un employé qui gagnent annuellement 6 000 francs, par exemple, font tous partie des c( classes moyennes ». Aussi il ne faut pas prétendre que si les petits commerçants disparaissaient il n'y aurait plus de « classes moyennes » : ce serait seulement une catégorie qui aurait disparu. Et, notons-le, cette catégorie serait remplacée par une autre catégorie, appartenant encore aux classes moyennes : nous faisons allusion aux « gérants ». L'entreprise à succursales, en effet, métamorphose
vente par succursales — comme à l'étranger — sont particulièrement fortes et redoutées des petits commerçants.
i . Cf. les lignes suivantes extraites de La Petite Bourgeoisie aux Pays-Bas, op. cit., p. 159 : « Un des apôtres les plus actifs de la coopération aux Pays-Bas est certes M. Treub, professeur à l'Université d'Amsterdam. « La coopération, écrit-il, n'a pas pour conséquence d'affaiblir la classe moyenne, comme des gens superficiels, aveuglés par leur intérêt personnel, le prétendent souvent. Au contraire, elle tend à faire naître une classe moyenne, saine et forte, en faisant participer à la fortune sociale un nombre de plus en plus grand de ceux qui n'ont rien aujourd'hui. »
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le petit détaillant en gérant. Cette métamorphose est-elle un bien, est-elle un mal? A notre sens elle n'est peut-être pas si mauvaise qu'on a bien voulu le dire. Certes le gérant est un salarié et n'est pas indépendant, il peut être congédié; mais le petit commerçant paye souvent cher son indépendance par les soucis journaliers, par la crainte de la faillite. On ne peut dire, en un mot, que les grandes entreprises font disparaître les classes moyennes : elles engendrent au contraire un nombre important de fonctionnaires privés qui font partie des dites classes.
§ 2. Les entreprises à succursales et la localisation des capitaux. — H est une question d'économie nationale, qui est fort intéressante, car elle est spéciale, dans une large mesure, au système que nous étudions et dont nous allons dire quelques mots : nous voulons parler de la localisation des capitaux^.
La localisation des capitaux est un corollaire du problème de la localisation des succursales. Posséder une grande quantité d'or et d'argent constitue un avantage économique pour un individu,
dp*;AÎl*'i«%AÎ"'!f ""^ "^^/^^'^^^t P*s ïes banques, nous laissons de côte le rôle des grands établissements financiers qui, ^ràce à leurs succursales exercent sur les marchés des capitaux une action remarquable.
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une région, une nation; et, en définitive, les mercantilistes n'avaient pas tort d'attacher une grande importance à l'abondance des métaux précieux. Le problème de la localisation des capitaux doit, au point de vue de l'économie nationale, être envisagé sous un double aspect : au point de vue intérieur et au point de vue extérieur.
A. Ail point de vue intérieur, — La localisation des capitaux à l'intérieur d'une nation n'est pas chose indifférente. Même à notre époque de transports rapides et de système bancaire perfectionné, il est permis de dire qu'au point de vue des capitaux il y a encore, en quelque sorte, des économies fermées. Quelle est l'influence des succursales sur cette localisation? Pour répondre à cette question il faut distinguer plusieurs hypothèses.
1** Il s'agit d'entreprises dont le siège est dans la région. Dans ce cas les bénéfices réalisés vont au siège : il peut arriver que des villages soient ainsi démunis de capitaux. Mais ce fait n'aura pas lieu si les actions sont possédées par les paysans de la région. Il faut noter que ces entreprises, à caractère régional, viennent renforcer le « régionalisme ».
2** Les succursales sont dans une région et le
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siège dans une autre région. Alors les capitaux sont drainés, en général, d'une région à l'autre. Si le système a pour résultat de munir en capitaux une région qui en est dépourvue : c'est une heureuse circonstance. Par contre il arrive que les « succursales de saison », qui ont leur siège à Paris par exemple, empêchent les stations balnéaires où les villes d'eaux de recueillir tout l'argent des étrangers.
3° Le siège est dans la capitale et les succursales en province. Cette situation se présente souvent; alors les capitaux sont attirés vers la capitale muf bien entendu dans le cas où les porteurs d'actions habitent la province.
B. Point de vue extérieure — Quel est le rôle des succursales étrangères? Cette question est d'un vif intérêt. Pour l'envisager dans sa généralité, nous en dirons quelques mots en nous plaçant au point de vue des succursales en général, c'est-à-dire en faisant allusion aussi bien aux succursales de
1. Signalons le fait suivant qui montre la souplesse du système : avec les menaces d'impôt sur le revenu les capitaux français ont émigré en Suisse, alors la Société Générale a créé une filiale à Lausanne. — Le système peut permettre d'empêcher V industrie des étrangers de faire sortir l'argent d'un pays donné. Nous nous expliquons : supposons qu'un grand nombre d'Allemands aillent dépenser leur argent sur la côte d'Azur en France. L'Allemagne va ainsi être débitée. Si des Allemands établissent des succursales (hôtels par exemple) sur la côte d'Azur, ils récupéreront l'argent de leurs nationaux : l'Allemagne sera créditée.
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fabrication, qu'aux succursales de vente ou aux succursales de banque.
Si le système des succursales avait existé du temps des mercantilistes, ils auraient vu, à grand regret, des firmes étrangères s'établir dans un pays donné. Ces succursales, en effet, viennent pomper des capitaux qui sont ensuite distribués aux actionnaires du pays où se trouvent le siège. Ainsi, on voit, que la question des succursales doit être envisagée lorsqu'on aborde le problème de la balance des comptes. Si la Suisse a, par exemple, beaucoup de succursales en Italie, par ce fait la Suisse sera créditée et l'Italie débitée. En général, en effet, le profit tend à se porter dans le pays d'où vient le capitale
1. Cf. Fontana-Russo qui dit à ce sujet:» Quand l'Italie voulut s'inféoder au protectionnisme, elle obligea les usines étrangères qui travaillaient pour la clientèle italienne à se transplanter au delà des Alpes. D'autres entrepreneurs survinrent, pour s'adonner aux industries qui étaient le plus efficacement protégées.
« Le même phénomène s'est passé en Russie, particulièrement en Pologne. Quand cet empire, sous l'influence de Witte, stimula plus énergiquement l'activité industrielle en lui assurant de très hauts profits, beaucoup d'entrepreneurs allemands vinrent s'établir sur le territoire russe et produisirent les marchandises les plus protégées.
« Ces capitaux y trouvèrent un profit, qui n'apporta aucun changement tant qu'il resta là où. s'était transplantée l'entreprise en question. Toutefois, comme le profit tend souvent à émigrer vers les pays d'où est venu le capital, il en résulte que les États où celui-ci s'emploie deviennent rapidement débiteurs. » (Fontana-Russo, Traité de Politique commerciale, Paris, 1908, p. 58.)
« MM. Geering et Hotz écrivent à ce sujet : « Celles-ci (les entre-
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Notre enquête nous a montré qu'un mouvement de concentration important s'est produit dans le commerce de détail : il semble qu'à l'avenir la loi de concentration doive se manifester encore avec intensité ^
Si le législateur essaye d'entraver cette évolution en ayant recours à l'impôt, s'il voit dans l'impôt un moyen d'intervenir, non seulement dans la répartition, mais aussi dans la production, alors
prises étrangères) le cèdent à peine en importance, pour notre bilan des payements, à Tindustrie des étrangers. Le capital suisse engagé à l'étranger, l'intelligence et l'activité déployées par nos concitoyens au profit d'entreprises commerciales ou techniques ayant leur siège en dehors de nos frontières, sont de plus en plus considérables. Dès le début de l'ère des droits protectionnistes, l'établissement de succursales dans les contrées limitrophes, aux États-Unis et en Russie, a pris des proportions inusitées. Citons, comme preuve de l'expansion commerciale de la Suisse, le fait que ce sont des maisons suisses qui détiennent en partie le commerce de la soie brute et des déchets de soie dans l'Extrême-Orient. C'est en persévérant dans cette voie, en envoyant au dehors des hommes intelligents et actifs, en participant à des entreprises ou en en créant, que la Suisse réussira le mieux à combler les vides qui pourraient se produire dans son bilan des payements. » (Geering et Hotz, Économie politique de la Suisse, op. cit., Zurich, 1911, p. 175.)
1. Et ce mouvement se manifestera aussi bien pour les entreprises capitalistes que pour les entreprises coopératives. Si eneffet, les coopératives ont beaucoup mieux réussi à l'étranger qu'en France, cela tient, en grande partie, à ce fait qu'en Angleterre, en Belgique, en Allemagne ou en Suisse, les coopératives ont pratiqué le système des succursales, et qu'elles ne l'ont pas fait en France.
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les succursales deviendront de simples c/ien^es, des concessions ou des filiales. La matière imposable fuit quand on l'impose trop. Les entreprises à succursales ont une qualité maîtresse : la souplesse, elles sauront en profiter. La firme Potin, par exemple, n'aura plus 7 succursales, mais 5 seulement, les 2 autres maisons deviendront des magasins d'épicerie, juridiquement distincts, mais, en fait, réunis sous une même direction qui possédera la totalité ou la majorité des actions.
En résumé, le processus a été le suivant.
Le commerce de détail fut d'abord exercé par des petits ou des moyens détaillants indépendants. Ces commerçants se sont fait âprement concurrence et de cette lutte sont nées des entreprises concentrées : les grands magasins. Mais sur ces derniers, le petit commerçant conservait un avantage considérable, il jouissait d'un monopole dans un cercle donné, il était près du client. Les maisons à succursales se sont constituées et ont bénéficié elles aussi de l'avantage en question.
A l'heure actuelle, la lutte se poursuit entre les maisons à succursales. Le phénomène de Vautodestruction de la concurrence se produira à nouveau. Tout d'abord ces entreprises se réuniront^
1. Citons, en France, le groupement des maisons à succursales dont le siège social est, 1, boulevard Magenta, prési-
pour répondre aux attaques des petits commerçants ; puis elles se grouperont, grâce au procédé des fusions ou des filiales.
Le commerce de détail sera de moins en moins, suivant l'expression de Macrosty, la dernière forteresse de la concurrence. La réunion de deux ou trois entreprises à succursales donnera souvent naissance à une colossale affaire ; ce sera le cas, par exemple, de la Société Française de Magasins Modernes quand elle aura englobé Paris-France et les Nouvelles Galeries.
Ainsi, même dans le commerce de détail, la concentration s est faite, elle se fait, elle conti^ nuera à se faire K
dent : M Loevi; le syndicat des maisons d'alimentation, 5 passage Viollet En Allemagne, les maisons à succursales ont c;n;tUué le • Verband Deutscher Filialbetriebe », siège à Berlin-Zehlendorf Spandauerstrasse, 21, le Generalsekretàr est M. leD'Lautz
1. « . elle continuera à se faire », disons-nous, à moins que le législateur supprime les grandes entreprises au moZ d'impôts impossibles à supporter ^
HnntT tV^'V^ ^^ '^^ ^" ^' ^'^'''^' *^*2, on proposa des textes dont le but évident était la suppression des maisons à succursales Aussi, le rapporteur général peut-il, non sans raison, proTonce; les mots auntqaué fiscale. Voir dans l'impôt un instrum;nt capable de supprimer une forme particulière d'organisation économique
unts . le Parlement de demain peut, en effet, favoriser les grandes entreprises au détriment des petites, et voter des impôts contre les petits détaillants. L'impôt, quand il devient un «Tu! lateur économique », doit être manié avec délicatesse
Les impôts discutés à la Chambre le 25 février 1913,* impôt sur les roulottiers, taxe représentative des droits de mutation, méritem
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Aujourd'hui, il est à la mode de signaler les erreurs de Karl Marx : mais on se montre un peu sévère à Tégard de l'auteur du Capital.
Marx a fait notamment deux prophéties célèbres : il a prédit la concentration des entreprises, il a affirmé que le mouvement de concentration aboutirait au socialisme ^
L'heure de la propriété capitaliste — suivant l'expression marxienne — 7ia pas sonné.
Mais on doit reconnaître que le processus de concentration décrit par Marx, en des pages empreintes
à cet égard d'attirer l'attention. L'argumentation de M. Landry (voir Journal Officiel du 25 février 1913) est en tous points excellente. Ajoutons que détruire les grandes entreprises ce serait souvent compromettre l'exportation : que deviendrait par exemple notre exportation en chaussures si la loi de février 1912 sur les succursales avait porté un coup fatal aux firmes Dressoir (Incroyable) et Monteux (chaussures Raoul)?
1. Les socialistes répètent que la concentration aboutira au socialisme, mais ils ne nous donnent aucune démonstration. Si le développement actuel de la concentration devait faciliter la venue du socialisme, nous ne voyons pas qu'il existe dans le domaine de l'échange des symptômes annonçant le régime nouveau. Or pour que le collectivisme vive, il ne faudra pas seulement organiser la production, il sera nécessaire aussi d'organiser l'échange : substituer, au principe d'équivalence en utilité, le principe d'équivalence en travail. De plus, au point de vue particulier de la production, il faut remarquer qu'une concentration dans la technique n'entraîne pas toujours une concentration au point de vue juridique. —- Gomme article écrit du point de vue socialiste, citons la très intéressante étude de M. Marcel Gachin (Le Capitalisme dans l'Épicerie) parue dans le journal Le Populaire de VOuesi (n° du 19 octobre 1911), dirigé par M. Henri de la Porte, député des Deux-Sèvres.
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d'une ampleur remarquable, s'est réalisé, dans ses grandes lignes, avec une ampleur non moins grande ^
1. Aussi M. Jaurès était-il en droit de dire, à la Chambre des Députés, le 25 février 1913 : « Les « prophètes » ne se sont tout de même pas trompés en annonçant la concentration du commerce. • Voir Journal Officiel, p. 573.
ANNEXES
ANNEXE I