‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 107 sur 117 · Desault · texte numérisé non relu

Desault

LES MAÎTRES DE L’ÉCOLE DE PARIS

Quand le corps étranger piquant s’est arrêté assez haut dans le larynx et qu’on a réussi à déterminer son siège, on pourrait l’extraire par les voies naturelles à l’aide de pinces recourbées. Sinon, on pratiquera la laryngotomie, quand le corps est fixé audessus de la glotte, ou bien on pourrait, comme l’a proposé Malgaigne, inciser la membrane thyro-hyoïdienne (laryngotomie sus-hyoïdienne), puis on se débarrasserait de l’épiglotte pendant les recherches en l’inclinant en avant et en bas.

Les brûlures du larynx sont décrites par Nélaton d’après un article de Sestier, qui s’appuyait lui-même sur les recherches des chirurgiens anglais Cooper, Jameson, Travers. Ges derniers avaient surtout en vue les faits de ce genre produits par les becs d’aiguières à thé sur la gorge d’enfants mal surveillés, qui buvaient à même. Mais Nélaton insiste aussi sur les brûlures très étendues que peut, lors de certaines explosions de chaudière, déterminer la vapeur d’eau.

Quant aux polypes, ce qu’en dit l’écrivain est tiré des anatomopathologistes de l’époque.

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