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VIDAL DE CASSIS
oblique 1 . Le grand obstacle dans le traitement des fistules traumatiques serait, suivant l’auteur, le rétrécissement de la glotte, sténose qui aurait une tendance inévitable à se reproduire 2 .
L’article sur la bronchotomie est très développé et comprend, comme indications, toutes les causes capables un moment d’obstruer le larynx. On devrait donc la pratiquer dans certaines plaies contuses, telles que celle dont parle Habicot, pour l’extraction des corps étrangers amenant des spasmes ou des accidents inflammatoires dangereux. « Ce sont eux qui offrent les indications les plus formelles de la bronchotomie ; elle est alors pratiquée dans les meilleures conditions possibles. » En effet, l’opération n’est ni aussi simple, ni aussi assurée du succès, dans le croup, dans les cas d’abcès profond du cou, d’œdème de la glotte, de carie ou de nécrose des cartilages laryngés, de polypes et même de cancers ; cette indication reste surtout théorique, étant donné l’état incertain du diagnostic, tant que cette tumeur maligne reste opérable. On pourrait aussi y recourir dans l’asphyxie par immersion, tout en ne généralisant pas la méthode anglaise. Samuel Cooper la préférait à l’introduction dans le larynx d’une sonde en gomme élastique (tubage).
Procédés. — Sous le nom unique de bronchotomie, Vidal de Cassis distingue non seulement la trachéotomie et la laryngotomie, mais encore l'incision qu’il appelle sus-laryngée etqueMal- ? gaigne avait préconisée. L’ouverture du conduit aérifère pourrait. être extemporanée, d’un seul coup, ou se faire classiquement, lentement, couche par couche. Comme on le voit, les. méthodes actuelles existaient déjà de son temps.
« La bronchotomie peut être exécutée d’un seul coup avec un trocart. Cette manière a été préconisée par Dekkers, Bauchot, Sanctorius, et, dans ces derniers temps, par M. Collineau. On traverse d’un seul coup et la peau et la paroi antérieure du conduit aérifère; le trocart sera droit ou courbe, à tige forte et aplatie, contenu dans une canule ayant des dispositions analogues. Je représenterai bientôt cet instrument. » L’exécution serait ainsi beaucoup plus prompte, puisque l’opération ne se composerait que d’un temps bien rapide pendant lequel la canule même se trouverait placée. Cette canule, appliquée immédiatement sur les lèvres de la plaie, empêcherait l’hémorragie et la chute du sang dans le conduit aérifère.