‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 25 sur 117 · Broussais et ses adeptes principalement · texte numérisé non relu

Broussais et ses adeptes principalement

BLACHE

catarrhe ne frappant que la superficie succéderaitla phtisie, qui intéresserait la profondeur des tissus et amènerait, en certains points, la destruction complète du chorion. « Si, en effet, nous étudions les altérations rencontrées après la mort chez les sujets qui ont succombé à la phtisie laryngée, nous trouvons, dans un premier degré (notre catarrhe laryngé chronique), de la rougeur, de l’épaississement, de l’induration ou du ramollissement de la membrane muqueuse du larynx; un liquide épais fourni quelquefois par les follicules dont le volume est augmenté ; dans des cas rares, du pus à la surface de la membrane ou des végétations de volume, de forme et de nature diverses. Aun second degré , la membrane muqueuse présente en différents points des ulcérations. Dans un travail inédit, qu’il a bien voulu nous communiquer, Barth 1 , chef de clinique de M. leprofesseur Chomel, a conclu de l’observation exacte des faits particuliers, que le plus ordinairement ces ulcères sont liés ou associés à la phtisie pulmonaire, que, dans des cas peu fréquents, ils existent indépendamment de toute lésion des poumons, de manière à constituer une affection idiopathique, et, alors même, ils sont dus le plus souvent à la syphilis constitutionnelle. On ignore le mode de formation de celles qui sont essentielles ; celles dont la nature est vénérienne commencent le plus ordinairement par une escarre 2 , comme le fait présumer l’examen des ulcérations qui, par l’action d’une même cause, se développent, dans la gorge, sur des parties accessibles à la vue. Quant à l’ulcération tuberculeuse (tubercule pris ici comme synonyme de petite tumeur, ainsi que l’entendaient lés Hippocratiques), M. Andral (voir Clinique médicale , t. II, p. 148) pense que, dans un grand nombre de cas, elle commence par les cryptes muqueuses des voies aériennes (glandes), qui se remplissent d’une matière blanchâtre, de manière à former de petits tubercules. Cette opinion, en faveur de laquelle on peut faii'e valoir la présence d’ulcérations avec dépôts de matière tuberculeuse dans l’intestin grêle des phtisiques, est contestée par Louis (voir Phtisie , p. 50), qui affirme « n’avoir jamais rencontré, dans le larynx, ni granulations, ni dépôt tuberculeux ».

La topographie des altérations morbides n’était pas encore comme maintenant cantonnée surtout en arrière; du moins, l’importance des lésions des cordes vocales n’avait pas échappé aux observateurs. « Il n’est aucun point du larynx sur lequel on n’ait rencontré les ulcérations, mais elles sont plus communes à la réunion des cordes vocales, et beaucoup plus rares dans les ventri-

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