‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 26 sur 117 · C’était l’opinion d’Hawkins · texte numérisé non relu

C’était l’opinion d’Hawkins

cules. » Quant aux couches de tissus intéressés, « tantôt elles sont profondes, tantôt superficielles, et n’intéressant que le chorion muqueux ; elles constituent de simples érosions». Louis aurait indiqué le meilleur moyendeles reconnaître, qui estde plonger le larynx dans de l’eau. « On voit alors sur toutes les surfaces érodées nager des espèces de petites villosités qui n’existent jamais quand la membrane muqueuse est à l’état normal. » Une théorie assez analogue à l’hypothèse actuelle, en ce qu’elle attribue le rôle pathogénique principal aux crachats provenant du poumon, mérite d’être signalée. « Louis pense que ces ulcérations peuvent être attribuées au passage continuel des matières puriformes qui traversent le larynx, et il base son opinion sur cette considération que leur siège le plus fréquent est, suivantlui, la partie inférieure du tube aérien (les bronches, la trachée). » Pas plus que Trousseau, Blache n’accepte cette idée, mais pour d’autres motifs tirés non de l’existence de phtisies laryngées primitives, mais de considérations topographiques. « Cette induction (de Louis) ne nous semble pas tout à fait juste, puisque, comme le fait remarquer lui-même cet excellent observateur, les ulcérations très communes dans le larynx sont très rares dans la bouche 1, qui, à la période du ramollissement des tubercules, est perpétuellement en contact avec les matières purulentes. » L’auteur signale la fréquence de la périchondrite, quand les cartilages sont à nu, affection que Cruveilhier avait déjà remarquablement mise en lumière. A ce propos, Blache se contente de reproduire les assertions de Trousseau et de Belloc sur le même sujet.. Comme lésions originelles graves autres que la tuberculose et la syphilis, il signale, d’après les mêmes écrivains, le cancer, affection en réalité inconnue à cette époque, et, d’après Pravaz, les hydatides [Thèse sur la phtisie laryngée, 1810). Il parle encore, d’après Franck et Andral, de productions pseudo-membraneuses 1 2 qui seraient moins rares qu’on ne le pense généralement.

Il y aurait, dit l’auteur, quatre facteurs principaux, qui sont : 1° la tuberculose, de beaucoup le plus fréquent; 2° la syphilis qui vient en seconde ligne ; 3° la laryngite aiguë négligée; 4° la laryngite chronique d’emblée, consécutive à la suppression d’une éruption cutanée 3 , au surmenage vocal, à l’absorption habituelle de poussières ou de gaz irritants, au développement de tumeurs laryngées, malignes ou bénignes, à la masturbation, au coïtexa-

1. Ce n’est que beaucoup plus tard que Trélat (langue) et Julliard (gorge) feront connaître la tuberculose du bucco-pharynx.

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