CAYOL
nom d’œdème de la glotte. Mais, pour les autres symptômes, il est beaucoup plus exact, de telle sorte que les services qu’il a rendus sont incontestables. Analysons maintenant sa courtemonographie.
Il débute, par la description des altérations anatomo-pathologiques de la trachée et des grosses bronches. Le chapitre est excellent. Il note avec soin la coïncidence avec des lésions semblables du côté du larynx et des poumons, signalant toutefois des cas primitifs moins fréquents qu’il le croit; car il semble avoir été trompé par une série clinique, ainsi que cela arrive parfois aux meilleurs observateurs.il admet avec raison que, le plus souvent, les ulcérations se retrouveraient au niveau de la bifurcation de la trachée; mais, dit-il, ce n’est point constant, car il aurait constaté leur présence sur toutes les parties de la trachée ou des grosses bronches, et ceci est encore exact. Suivant lui, le nombre, la grandeur, la profondeur de ces ulcères seraient variables. Ils apparaîtraient d’ordinaire masqués par du pus ou par une couenne grisâtre. Tantôt arrondis, tantôt allongés et serpigineux, ils s’accompagneraient d’une inflammation évidente du reste de la muqueuse, plus ou moins congés-: tionnée et rougeâtre.
Comme étiologie, l’auteur invoque le surmenage vocal, les professions exposant aux poussières, les froids répétés, la suppression d’une affection dartreuse, le virus vénérien, la présence de corps étrangers dans la trachée, les rhumes tendant à la chronicité, la débilité de la constitution.
Au début, la symptomatologie serait assez mal caractérisée, le mal ne se manifestant que par une légère toux avec douleurs plus ou moins vives sur un point de la trachée, généralement à la partie inférieure du cou, où on observerait parfois une légère tuméfaction. « Lorsque l’ulcère a fait quelques progrès, la toux devient plus fréquente. Elle revient ordinairement par quintes très fatigantes, pendant lesquelles les malades portent involontairement la main à la partie inférieure de leur cou qui est le siège principal de la douleur. Ils ressentent, derrière la première pièce du sternum, un sentiment pénible qui leur semble être l’effet d’une pression exercée par un corps dur. h'expectoration commence a devenir abondante. Elle est formée par un liquide diaphane, écumeux,un peu filant, assez semblable à de la salive. Bientôt la respiration devient un peu gênée et enfin il y a de véritables accès de dyspnée * qui arrivent à être de plus en plus prononcés et qui sont ordinairement rappelés par la situation hori-