Rare; c’est la gêne précédente exacerbée
2. Parce qu’au spasme se joint l’obstruction mécanique du larynx par la fausse membrane.
3. Trousseau a montré qu’elle est surtout étouffée dans le vrai croup, contrairement au faux croup, où elle est surtout dysharmonique.
4. Confondant le croup avec le faux croup, les auteurs du temps se sont épuisés en comparaisons pour faire comprendre ce que cette toux avait apparemment d’étrange et de pathognomonique.
5. Il est inutile de faire ressortir cette exagération, bien que le sifflement glottique soit chez quelques sujets assez notable.
6. Plus souvent, il est déjà sidéré et somnolent, intoxiqué qu’il est parle poison diphtérique; mais cette agitation se voit parfois, quoique rarement, au degré que décrit Royer-Collard.
BOYER-COLLARD
certains cas, suivant le degré de violence de la maladie, et la rapidité plus ou moins grande de sa marche. »
Le stade final de Royer-Collard est manifestement notre phase asphyxique. « La troisième période est caractérisée par la réunion de tous les signes avant-coureurs d’une mort prochaine. Les accès sont presque continus ; à peine observe-t-on encore quelques instants d’une rémission incertaine. La voix se perd entièrement, et la parole devient impossible. La respiration ne se faitplus que d’une manière convulsive et avec une incroyable difficulté. Une suffocation affreuse menace à chaque instant la vie du malade ; son visage est pâle, ses yeux éteints, une sueur froide et visqueuse couvre toute sa tête. Faible et abattu, il ne s’agite plus avec violence comme dans la seconde période ; la toux est presque nulle et l’expectoration presque -entièrement arrêtée ; le pouls à peine sensible sous le doigt est irrégulier, intermittent. Toutes les fonctions paraissent s’anéantir, les facultés intellectuelles seules conservent leur intégrité jusqu’au dernier moment. La mort vient enfin terminer cette scène de douleur, tantôt d’une manière calme et douce, tantôt au milieu des angoisses les plus déchirantes. »
Suivant Royer-Collard, le passage d’une période à la suivante se ferait d’une façon insensible etprogressive. Quelquefois cependant, « elles se succèdent avec une telle rapidité, qu’elles paraissent se confondre les unes avec les autres 1 ; mais elles n’en existent pas moins, et un œil exercé vient toujours à bout de saisir les principaux traits qui les distinguent. »
Dans la terminaison favorable , la guérison s’accomplirait aux deux premiers stades. « Cette marche et cette succession des périodes cessent d’avoir lieu. Les symptômes au lieu de croître perdent peu à peu de leur force. Les accès s’éloignent, diminuent ou s’éteignent même entièrement. La respiration recouvre sa liberté et la maladie arrive à sa fin. Lorsqu’on obtient la guérison à la première période 2 , et surtout à son début, la maladie disparaît quelquefois subitement et sans laisser de traces après elle ; si elle est plus avancée et surtout si elle a atteint le milieu ou la fin de la seconde période, la guérison ne s’opère que lentement et d’une manière graduelle. 11 est rare que cette heureuse terminaison soit annoncée par un mouvement critique manifeste 3 ;