‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 42 sur 117 · Cri du coq de la laryngite striduleuse · texte numérisé non relu

Cri du coq de la laryngite striduleuse

■ 5. A la période asphyxique.

LES MAÎTRES DE l’ÉCOLE DE PARIS

quintes constituerait l’accès. En dehors de celui-ci, la toux resterait sourde et rauque. Dans la période adynamique, le phénomène deviendrait moins fréquent, moins intense et finirait par s’affaiblir et disparaître ainsi que le son croupal. Si le malade guérit, la toux persisterait après la disparition des autres symtômes ainsi que la raucité de la voix, comme il a été vu plus haut, puis elle finirait par disparaître. Suivant Royer-Collard, le son croupal et les caractères spéciaux de la.Loux seraient dus non seulement au gonflement de la muqueuse et à l’obstruction par la fausse membrane, mais encore au spasme de la glotte, et à ce propos, il note que Portai, expérimentant sur les nerfs laryngés, a observé pendant ses vivisections des cris très aigus 1 .

3 P La dyspnée est longuement décrite par l’auteur. Très marquée dans les formes rapides du croup, elle est plus progressive dans les formes ordinaires ; parfois’elle serait très tardive et, par conséquent, il faut savoir se passer de ce symptôme pour constituer de bonne heure un traitement rationnel. Dans les premiers temps, la respiration ne serait gênée que pendant les accès, nocturnes le plus souvent, ainsi qu’il a été vu plus haut. Dans la seconde période, la dyspnée serait continue, mais surtout marquée pendant les accès. Au stade adynamique, elle constituerait le phénomène le plus apparent et prendrait alors une intensité et une gravité extrêmes. L'inspiration deviendrait sonore suivant Jurine, et c’est elle qui, d’après cet auteur, constituerait en réalité le son croupal, opinion que Royer-Collard rejette en partie, prétextant que l’expiration (la toux) présente elle aussi des particularités sonores singulières.

C’est l’asphyxie des malades qui amènerait leur teint violacé, leur pouls petit et misérable, les irrégularités tumultueuses du cœur, puis l’abattement et la somnolence finale. Cependant la dyspnée, comme le mal lui-même, subirait souvent des intermittences d’une durée parfois assez longue.

La gêne de la respiration proviendrait en partie du gonflement de la muqueuse laryngée, de l’obstacle mécanique déterminé par les concrétions muqueuses et pseudomembraneuses ; mais elle serait due, principalement pendant les accès, au spasme de la glotte, dont Royer-Collard entrevoit nettement l’importance et qu’il met convenablement en relief.

4° La fièvre aurait été niée par certains auteurs ; mais Royer Collard n est pas de cet avis. 11 assigne même à la majorité des cas un mouvement fébrile à caractère inflammatoire, avec pouls

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