‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 48 sur 117 · X. — GRISOLLE · texte numérisé non relu

X. — GRISOLLE

Le chapitre consacré par Grisolle à la nosologie laryngée est relativement très court et assez peu original 1 ; l’auteur s’inspire des travaux des contemporains, notamment de Gruveilhier, dont il accepte la classification, sans y ajouter beaucoup par ses remarques personnelles. Cependant, çà et là, il constate certaines particularités qu’il est bon de rapporter. Ainsi, il ne pense pas, comme beaucoup 2 , que la douleur provoquée soit un phénomène bien important ; car il dit ne l’avoir constatée que quelques fois. Par contre, il insiste, dans la laryngite aiguë, sur la fréquence relative du timbre croupal de la voix, enrouement exacerbé qui ferait penser au croup et inquiéterait beaucoup l’entourage. 11 y aurait très souvent de la dysphagie, attribuable à ce que l’épiglotte, en s’abaissant pendant le passage des aliments, comprime des tissus enflammés.

Grisolle admet, à côté de la forme habituelle, une variété plus grave 3 , exceptionnelle, qui serait caractérisée par l’exacerbation des symptômes précédents et qu’il ne paraît pas regarder comme une entité particulière. L’auteur note la dyspnée continue avec accès, le timbre éteint de la voix, le sifflement laryngé souvent perceptible à distance et en tout cas par l’auscultation laryngée, la congestion de la face, la teinté bleuâtre des lèvres. La mort serait assez fréquente avant le huitième jour ; mais, d’ordinaire, il y aurait terminaison favorable, malgré l’intensité du tableau morbide.

L’écrivain consacré un paragraphe spécial à Yêpiglottile qu’il

1. Nous le donnons, comme celui de Hardy et Béhier, surtout parce qu’ils sont caractéristiques des tendances générales à une certaine période du xix e siècle.

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