‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 49 sur 117 · Ex. : Bouillaud, Cruveilhier et surtout Valleix · texte numérisé non relu

Ex. : Bouillaud, Cruveilhier et surtout Valleix

3. Rilliet et Barthez avaient déjà esquissé la forme légère et la forme grave des laryngites simples.

108 LES MAÎTRES DE L’ÉCOLE DE PARIS

décrit surtout d’après Dezeimeris (tome IV du journal l'Expérience).

Il y aurait, dans cette affection, sensation de corps étranger au niveau de l’os hyoïde. Le timbre de la voix serait le plus souvent modifié. On noterait parfois une gêne respiratoire (quand l’œdème gagne les replis). La dysphagie semblerait très marquée.

En faisant ouvrir largement la-bouche et en abaissant fortement la langue, on apercevrait le cartilage gonflé, semblable à un pénis en érection.

La marche du mal serait essentiellement aiguë. Grisolle admet, avec quelques-uns des nosologistes de l’époque, une sorte d’enchifrènement de la glotte, semblable à l’enchifrènement congestif du nez, déterminé, dans les deux cas, par un changement brusque de température et, dans les deux cas aussi, pouvant se dissiper en quelques heures. Ce ne serait pas une vraie phlegmasie de l’appareil vocal.

Pour la laryngite stridaleu.se , Grisolle pouvait s’appuyer sur d’excellents modèles: Bretonneau et Guersant; cependant, contrairement à ces auteurs, il tend à assimiler l’asthme thymique de Kopp et de Wichmann avec l’entité morbide qu’il décrit. En tout cas, le début ne serait pas aussi brusque, aussi subit qu’on le suppose généralement L Pendant un, deux ou trois jours, il y aurait coryza, larmoiement, enrouement, un peu de toux. L’écrivain insiste aussi sur l’affaissement et la pâleur des petits malades après l’accès qui est parfaitement décrit. Les spasmes laryngés et les quintes ne seraient pas du reste constamment nocturnes, parfois les accès seraient diurnes et alors le’mal paraîtrait moins intense que dans le cas précédent. Contrairement à Bretonneau et à Guersant, Grisolle admet que quelques cas se termineraient par la mort 1 2 .

D’autre part, le mal pourrait se compliquer d’une pneumonie croupale, d’une bronchite, qui passent souvent inaperçues au début mais qui plus tard emporteraient souvent les malades. Enfin, dans ■certains cas, on observerait des récidives multiples 3 prouvant qu’il y a une véritable prédisposition à la laryngite striduleuse. Tout ceci assombrirait le pronostic qui, sans cela, serait très bénin.

Discutant la nature de l’affection, Grisolle croit que l’intermittence est due, non à l’élément nerveux spasmodique, mais à une congestion transitoire récidivante et comme à bascule, qui lui permet d’éliminer un quid ignotum toujours dommageable par l’incertain qu’il mettrait dans la pathogénie.

1. Voir, dans l’article de Blache, ce qui concerne le spasme laryngé.

2. On en connaît quelques-uns actuellement, mais ils sont très rares.

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