‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 56 sur 117 · XIII. — P. LOUIS · texte numérisé non relu

XIII. — P. LOUIS

Clinicien minutieux et avisé, habile anatomopathologiste, ayant un des premiers appliqué à la médecine les procédés de la statistique, qui, bien employée, donne ici également des résultats excellents, Louis a joué,, comme ailleurs, un grand rôle en nosologie laryngée pendant la période que nous étudions.

Nous passerons sous silence ses recherches sur le croup, parce qu’après l’école de Bretonneau, il n’y avait plus rien à faire en ce domaine 1 .

Nous n’insisterons pas non plus sur les altérations morbides qu’il a signalées du côté du larynx au cours de la fièvre typhoïde, dans son traité de la dothiénentérie 2 .

Nous n’étudierons, en somme, ici, que ce qu’il a écrit sur les ulcérations du larynx chez les tuberculeux, parce que c’est là ce qu’il a fait d’essentiel, et que, par là, il a exercé sur ses contemporains une influence incontestable en ce qui concerne la manière d’envisager la phtisie laryngée.

Il a d’abord fait ressortir, après Andral, que les lésions de cet ordre du larynx, delà trachée et des bronches, ne s’observaient guère que chez les tuberculeux ou chez les syphilitiques, déclarant que l’inflammation simple ne leur donnait naissance que d’une façon exceptionnelle, contrairement aux affirmations de Broussais et de ses adeptes. Puis, il a affirmé que leur origine n’était cependant point spécifique et qu’on ne rencontrait jamais, dans l’organe phonateur ou la trachée, la granulation grise de Laennec.

Suivant lui, ce seraient les crachats provenant des cavernes tuberculeuses, où ils fermentent en quelque sorte, qui, par leurs propriétés irritantes, détermineraient à la suite de leur passage répété à travers le larynx les altérations qu’on rencontre dans la phtisie de cet organe.

1. Cependant Louis prouve, par une observation célèbre, que le croup pouvait frapper l’adulte et n’était pas par conséquent une maladie spéciale à l’enfance, comme le prétendaient les partisans de Home.

2. Les renseignements qu’il fournit sur ce sujet sont sommaires et de même nature que ceux de Rilliet et Barthez.

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