LOUIS
Signalant le cantonnement spécial des ulcérations, il affirme que les rapports intimes qu’on note entre celui-ci et la topographie des excavations pulmonaires, prouve le rôle pathogénigneprépondérant des crachats.
« Les derniers faits sont aussi une preuve nouvelle et décisive de l’influence exercée par la matière de l’expectoration sur le développement des ulcérations qui nous occupent ; car, leur siège ayant été noté avec précision dans vingt des vingt-deux cas dont il s’agit, il s’est trouvé que dans tous, sans exception, les ulcérations avaient lieu dans les seules bronches-qui communiquaient avec les excavations, et avec les plus considérables d’entre elles, quand il en existait plusieurs : c’est-à-dire qu’il n’y eut d’ulcérations que dans les bronches qui avaient dû être, et qui avaient été nécessairement en contact, pendant un temps plus ou moins considérable, avec la matière contenue dans les cavernes. On doit d’autant moins hésiter à admettre la proposition dont il s’agit, qu’en l’admettant, on explique sans peine comment les ulcérations du tube aérien diminuent de fréquence à mesure qu’on s’éloigne des bronches ou des cavernes, puisque la matière de l’expectoration fournie par celle-ci séjourne d’autant plus sur la muqueuse aérienne, qu’on s’éloigne moins de sa source. C’est d’ailleurs un fait bien établi, qu’il n’y a de violemment enflammées, chez les phtisiques, que les bronches qui communiquent avec des excavations et dans leur voisinage, et ce fait vient encore à l’opinion de la proposition qui nous occupe. »
Les symptômes varieraient suivant le point occupé, l’étendue et la profondeur des ulcérations ; il cite quelques cas démonstratifs touchant l’influence de ces facteurs morbides et sur le mode de réaction de l’organe.
L’enrouement existait dans les quatre cinquièmes des sujets observés. La dysphagie apparaîtrait surtout quand l’épiglotte est intéressée.
Le pronostic est regardé par Louis comme d’autant plus mauvais qu’il considérait la phtisie laryngée comme une résultante forcée de la période ultime de la tuberculose pulmonaire, ainsi qu’il a été dit plus haut, cet auteur, par ses idées pathogéniques spéciales, ayant été amené à rejeter les phtisies laryngées primitives.