Elle peut être de plusieurs années
4. Ainsi l’on savait, dès cette époque, l’action retardante, sur révolution, de la trachéotomie, sur les bons effets palliatifs de laquelle on s’accorde actuellement.
5. Tant que l’extirpation n’a pas pu être tentée, il en était fatalement
LES MAÎTRES DE l’ÉCOLE DE PARIS
« Tant qu’il n’existe point de tumeur appréciable à l’extérieur, il est impossible de reconnaître l’altération et de la distinguer de la laryngite chronique et des altérations syphilitiques du larynx 1 .
« Lorsqu’une saillie plus ou moins considérable s’est développée dans la région laryngienne, le cancer devient probable: mais ce n’est que, lorsque la saillie est inégale, bosselée, qu’elle peut être distinguée avec quelque certitude des tumeurs de diverse nature qui peuvent avoir leur siège dans le larynx. Le diagnostic n’est certain que, lorsque la dégénérescence a envahi la peau ou qu’elle se présente à l’extérieur à travers une ouverture artificielle pratiquée à la trachée-artère 2 . »
Parmi les affections rares du larynx les deux auteurs signalent encore l’existence de tumeurs osseuses du larynx et mentionnent àce sujet une curieuse observation.
« Gintrac a vu la cavité du larynx notablement rétrécie par le cartilage cricoïde qui présentait les altérations suivantes : étroit et mince en avant, il offrait sur les côtés et en arrière, une épaisseur de huit à neuf lignes ; la surface externe était inégale, bosselée ; sur le bord inférieur, existaient des saillies considérables ; échancrures profondes. »
L’histoire des polypes du larynx , encore à peine esquissée, est traitée ici assez sommairement d’après les nosologistes qui se sont occupés particulièrement de la question (Morgagni, Lieutaud, Desault, Andral, Cruveilhier, Trousseau et Belloc, etc.).
Plus intéressante certainement est la description que donnent les deux auteurs des végétations du larynx z que nous croyons devoir rapporter intégralement.
« Très fréquemment on a rencontré dans le larynx des végétations qui ont été considérées comme vénériennes. —Ferrus a vu la glotte oblitérée par une tumeur de la grosseur d’une forte amande, irrégulière, mamelonnée, d’une consistance analogue à celle des tumeurs fongueuses, adhérant par une base assez large aux deux replis fibro-membraneux qui forment le ventricule laryngé gauche, et à l’angle rentrant du cartilage thyroïde [Arch. gén. de méd., 1 er sér., t. V, p. 559). — Andral a vu un
ainsi. Actuellement, grâce à la laryngectomie, le pronostic est amélioré (voir l’ouvrage de Molinié).
1. Sans le laryngoscope, on ne pouvait, en effet, reconnaître le mal qu’à une période relativement très avancée, puisqu’au début, ses symptômes réactionnels sont tout à fait insidieux, ainsi qu’il a été dit plus haut.
2. Quand, par exemple, on a pratiqué la trachéotomie pour sauver le malade de l’asphyxie.