‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 64 sur 117 · Nos papillomes actuels · texte numérisé non relu

Nos papillomes actuels

MONNERET ET DELABERGE

larynx dont l’ouverture supérieure était en partie obstruée par une végétation blanchâtre, mamelonnée, ressemblant à une tête de chou-fleur et se continuant par une large base avec la membrane muqueuse ( Précis d'anat. pathol., t. II, p. 472, Paris, 1829). — Trousseau etBelloc ont vu des végétations blanchâtres, pédiculées, du volume d’une aveline, occuper le ventricule droit. Rayer a observé une végétation qui, implantée sur sa base, vers le bord supérieur du ventricule gauche, se prolongeait, en s’épanouissant, au-dessus de l’ouverture supérieure du larynx, et venait faire saillie dans l’arrière-gorge ( Traité théor. et prat. des mal. de la peau , t. II, p. 423, Paris, 1835). — Barth a montré à la Société anatomique une tumeur inégale, semblable à une végétation vénérienne, comme formée par l’agglomération de plusieurs tumeurs secondaires, du volume d’une amande, et implantée à la face antérieure du cartilage aryténoïde (Bull, de la Soc. anat., p. 101, 1835). — Enfin Landouzy 1 a trouvé, au-devant du cartilage aryténoïde gauche, une tumeur jaune, grenue, du volume d’un haricot que Cruveilhier a attribuée au développement morbide de la glande aryténoïde (Bull, de la Soc. anat., p. 75, 1838). »

Delaberge et Monneret ont enfin tracé un tableau intéressant d’une affection nerveuse de l’organe phonateur, encore fort mal entrevue par les contemporains, et sur laquelle ils ont fait des remarques intéressantes. Il s’agit de la névralgie du larynx 2 , dont ils rapportent 2 cas survenus probablement chez des hystériques.

« La névralgie du larynx (Anomolaryngonervié) est fort rare. Une jeune femme éprouve tout à coup une douleur peu intense au niveau du larynx ; la respiration reste naturelle, mais la voix devient faible et rauque. Ces symptômes disparaissent vite, mais ne tardent pas à se reproduire, et, d’intervalles assez éloignés, se reproduisent tous les jours. Un accès a lieu tous les matins à 10 heures. Au bout de plusieurs mois, la guérison a lieu spontanément. Le docteur Venot (Gaz. méd. 1838, p. 442) a vu une femme qui, chaque fois qu’elle se livrait à un coït immodéré, éprouvait un accès caractérisé par de l’enrouement ou une aphonie presque complète, et il a rattaché ces symptômes à une névralgie du larynx ; mais cette observation ne paraît pas concluante, parce que la malade éprouvait en même temps différents accidents inflammatoires, et-que la

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