‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 66 sur 117 · Causes extrinsèques et causes intrinsèques actuelles · texte numérisé non relu

Causes extrinsèques et causes intrinsèques actuelles

LES MAÎTRES DE l’ÈCOLE DE PARIS

« La cavité laryngienne peut être rétrécie en vertu d’une compression exercée sur l’organe par un goitre ou par une hypertrophie des ganglions du cou, du thymus, par un abcès extralaryngien, par une tumeur quelconque du cou, par un corps étranger engorgé dans le pharynx. L’orifice du larynx peut être plus ou moins oblitéré par une tuméfaction de la langue, des amygdales, par une hypertrophie tonsillaire, par une tumeur des fosses nasales retombant sur l’ouverture laryngienne 1 .

« Les causes de rétrécissement laryngien ayant leur siège dans l’intérieur de l’organe peuvent venir du dehors : tels sont tous les corps étrangers qui s’introduisent si souvent dans le larynx; elles peuvent venir des poumons (Delmas), elles peuvent s’être primitivement développées dans le larynx lui-même. A ces dernières causes appartiennent la tuméfaction, l’épaississement de la muqueuse, la présence de mucosités concrètes, les abcès intra-laryngiens, les pseudo-membranes laryngiennes, l’infiltration séreuse du tissu cellulaire du larynx, le cancer laryngien, les végétations vénériennes 2 , les polypes, les tumeurs de diverse nature qui peuvent exister dans le larynx.

« La cavité laryngienne peut être aussi diminuée par suite de contraction des muscles placés à son origine supérieure.

« C’est généralement au niveau de la glotte qu’est le siège des différentes causes de laryngosténosie ; et le degré de celle-ci varie suivant la cause qui l’a produite.

« Les symptômes sont de deux sortes : les uns appartiennent à la laryngosténosie elle-même, les autres varient avec cette dernière.

L’effet de toute diminution de la cavité du larynx est d’opposer un obstacle plus ou moins considérable au libre passage de l’air et de produire, par conséquent, des troubles plus ou moins marqués dans les phénomènes delà respiration et de l’hématose. Dans le rétrécissement léger, on trouve une dyspnée peu intense provoquée par les exercices violents, la course, le décubitus dorsal, les émotions morales, un sentiment de gêne dans la gorge avec altération de la voix ; une toux sèche plus ou moins fréquente. Dans les rétrécissements considérables, il y a une dyspnée plus intense avec absence de toute cause appréciable. Dans quelques cas, l’inspiration est beaucoup plus facile que l’expi-

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