‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 67 sur 117 · Polypes pédiculés atteignant l’épiglotte · texte numérisé non relu

Polypes pédiculés atteignant l’épiglotte

2. Les syphiligraphes de l’époque connaissaient encore très mal les lésions spécifiques du larynx. Ils ignoraient ses sténoses cicatricielles, bien que celles-ci eussent déjà été signalées par Morgagni.

MONNERET ET DELABEKGE

ration, ce qui est le contraire dans d’autres cas (Trousseau, Piorry)L

« L’oreille perçoit, au niveau du larynx, un bruit rude, un sifflement laryngo-trachéal tout particulier.

« Quand il y a occlusion presque complète du larynx, la dyspnée est permanente et se change en suffocation.

t Le début est brusque, la marche des accidents est rapide, la terminaison souvent funeste dans le croup, l’œdème, le spasme de la glotte; la marche est lente, progressive, la terminaison constamment mortelle dans le cancer, les polypes, etc.

« Le diagnostic se fait de la détermination du siège de l’obstacle à la respiration et de la nature de cet obstacle.

« Le pronostic dépend de la cause de la laryngosténie. »

i. Suivant son habitude, Piorry a englobé l’étude de cette affection, comme celle des autres maladies laryngées, dans l’angiarose ou maladie du tube aérien amenant l’air aux poumons. Il en résulte que la pathologie de l’organe phonateur n’obtient quelques lignes que çà et là. Sa laryngosténosie, dont nos deux auteurs se sont inspirés, est tout ce qu’il y a de plus confus. C’est pourquoi il nous a été impossible de faire, dans cet ouvrage, une place à ce nosologiste distingué, qui s’est du reste largement rattrapé sur d’autres domaines de l’art de guérir, où il s’est montré réellement un esprit supérieur, ainsi qu’on s’en ccmvaincra si on surmonte l’ennui- de sa nomenclature baroque.

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