I. — BOYER
Comme il fallait s’y attendre* étant donné l’époque où il écrivait et sa tournure d’esprit, Boyer s’est montré peu original dans ce qu’il a dit sur les affections chirurgicales du larynx ; mais, bon clinicien, excellent observateur, parfaitement au courant des travaux de ses prédécesseurs, il donne en somme une idée très complète des connaissances du moment.
L’auteur déclare très rare Y angine laryngée primitive ou suc¬
cédant à l'esguinancie. Il serait impossible pratiquement de la
différencier de l’angine trachéale L « Il en existerait peu d’exemples
bien observés et décrits avec exactitude. » Il est facile de voir
que Boyer a surtout en vue, dans son étude, la forme la plus grave de l’affection. Il insiste beaucoup sur les souffrances 1 2 localisées au niveau de l’organe. « Dans les phlegmasies du larynx, une sorte de cônstriction et une douleur plus ou moins vive se font sentir dans cette partie. La douleur augmente par l’inspiration, par l’action de parler, par la pression extérieure et par la déglutition qui néanmoins n’est pas interrompue. La voix est très aiguë, sifflante et tremblante. Le malade est tourmenté par une toux sèche, continuelle, suffocante. La respiration petite, fréquente et très laborieuse est accompagnée d’une espèce .de sifflement. » Le mal se terminerait assez rapidement (un septénaire) par